79 à 97


79, voici PASSI dans la vague pour Paris.
Ma famille est nombreuse, à Babylone on atterit.
Au pays la vie est rude, le voyage est donc le prélude
À l'épisode Neg'Ä Sarcelles, venu pour faire ses études.
Avec LAZHIZ, crise au fond de la classe, nos places assises,
On baptise nos biz, bêtises, nos premiers vices s'aiguisent.
La 5, les Stranges, Goldorak en thèmes de jeux,
C'était les Jours Heureux pour un petit re-noi fougueux.
13 ans ti mal, l'époque du centre commercial,
Mes magasins préférés étaient Prisu et Escale.
Ca marchait souvent, donc on y allait tout le temps.
T'entends clic clic, clac clac clac, pour des bric-à-brac.
Internat, après conseil besoin de supériorité,
Car les embrouilles, les années, le H I P m'ont chopé.
Moins dans le quartier, poussé à aller taper,
J'engrenais les miens à bouger et serrer.
91, premier disque, première part dans les bacs.
92/94, nos tactiques toujours l'attaque.

Le voici en solo pour un nouvel album,
Pour toutes les métropoles mais aussi pour les DOM-TOM.
Traîtres, pourquoi tant de haine, 95 200, c'est la même,
Comme dans le passé, il refrappe, "c'est toujours idem".
PASSI en solo pour un nouvel album...

Années 90, entre fonce-dé, zetla et 16,
Les histoires de pèze en dansant sur des braises,
Beaucoup trop de foutaises, j'ai souvent vu le chiffre 13
Tout en évitant le Père Lachaise.
Les profs, le rap, la rue et les cocktails Molotov,
Ont forgé l'ALTESSE "DOUBLE S" en lui offrant une étoffe.
Les T.A.B, la Secte, le M.Ä, les R.C.A.,
Les Chauds Lapins, la Clinique et mon Secteur Ä.
Sarcelles, Garges, Villiers, P.L.C: là étaient mes pas
J'ai trimé dans le son, étant Ämer et aigre,
Règne de la pègre, des nègres intègres.
Beaucoup d'ennemis, ça mon pote BUGSY te l'a dit.
Mais qui veut la peau du P.A. "DOUBLE S." I.?
Un mec de ma renommée est ciblé, visé.
J'ai poussé mon Ministère en fréquentant le secondaire,
Eu des embrouilles, galères, où des balles sifflèrent.
Même absent, je veux être de ceux toujours présents.
J'en ai sué, j'en ai à fesser et pour ce tu me connais.

Le voici en solo pour un nouvel album,
Pour toutes les métropoles mais aussi pour les DOM-TOM.
Traîtres, pourquoi tant de haine, 95 200, c'est la même,
Comme dans le passé, il refrappe, "c'est toujours idem".
PASSI en solo pour un nouvel album...

79 à 97, entre les traîtres, les prises de tête,
Y'a eu les choses parties en couilles, les changements de facettes:
Certains ont pris la meumeu comme thérapeute,
D'autres galèrent aller-retour, derrière les barreaux se pieutent
(C'est la merde)
J'ai commencé avec plein de tigres dans la meute,
De jeunes prédateurs ayant le goût pour l'émeute.
Beaucoup, un moment nous ont partiellement quittés,
Malheureusement comme ARMAND, d'autres pour toujours
(Respect).
La vie du tié-quar pousse les lascars je ne sais où,
J'ai vécu des sales coups et j'en ai appris beaucoup.
Bâtiments A et B, dans les sombres quartiers en zon-pri,
Le phénix renaît après qu'on l'ait coupé de sa vie.
J'ai une galère, comme affaire et un jugement j'attends,
Pour une histoire où nous sommes tous perdants.
MAMA, pardonne-moi si ce pourquoi je suis ici,
Tous ces diplômes, je n'ai pas conquis.
MAMA, félicite ton fils, je suis droit dans mes choix,
On apprécie ma voix et mon nom prend du poids.

Le voici en solo pour un nouvel album,
Pour toutes les métropoles mais aussi pour les DOM-TOM.
Traîtres, pourquoi tant de haine, 95 200, c'est la même,
Comme dans le passé, il refrappe, "c'est toujours idem".
PASSI en solo pour un nouvel album...

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L'Engreneur


Je suis l'engreneur, ma tête est mise à prix, t'as compris !
Prie pour celui qui s'approprie les esprits.
Mon cri, dans les quartiers où les kisdés ne peuvent casser.
Dans ces cités, j'aime être cité, félicité et récité à fond
Dans les BMW, dans les bus, métro, les walkmans,
Comme un cobra, j'pé-ra, qué-bra, les esprits je shouara.
J'excelle pour ma clientèle, tel un boss de cartel,
Je fixe ton fils sous décibels, j'y fous la rapyphilis.
Il consomme, je l'informe, moi PASSI le transforme.
Mon album est ma bonbonne, comme un virus sans sérum,
En somme je suis l'homme à conserver dans tous les muséums.
Hors norme, tel un raptore, les mots, je les mords et les tords,
Les ressors plus fort et sans efforts les fous dans ton corps.
Je te perfore de métaphores, allez ! Appelle les renforts.
Silence, agneau ! J'attaque habile comme HANNIBAL au cerveau,
Tu m'entendras / niquer la rhala / le dawa dans ta radio.

Refrain :
Je sème ma gangrène, plante mes mots dans les veines,
Micro en main dans l'arène.
Prends le mic pour la pagaille.
J'enchaîne, j'engrène, de la plus saine à la mauvaise graine et...
Prends le mic pour la pagaille.
Malgré mon absence au congrès, je peux exposer, dénigrer.
Paré pour engrener, le nègre est en progrès.
Pas de simagrées, froisser, je fais ça de gré.

Je vais émigrer dans les esprits,
Comme un rhum aigre et de haut degré.
Déjà gamin, quand sur les gosses je posais le grappin,
J'organisais la guérilla, au plus galopin, je donnais un gain,
Départ de la bagarre, je poussais au Coup de Trafalgar.
Comme un démon dans l'Olympe,
Je grimpe et sème ma gangrène.
"Viens avec moi dans le jardin du diable, endroit dans lequel tout est acceptable..."
Dans cette garce de vie je n'ai pas guéri, j'ai gravi, j'ai grandi
Avec les coups de crasse, et grâce au rap je rends grâce.
Je pousse au guet-apens, Pan ! Et au gain sans disgrâce.
Ämer, grugeur, grossiste, j'aime flirter avec l'angoisse,
Grimace, gri-gri, j'embrasse, sur mon passage se brise la glace.
Je passe de l'orgasme au spasme, mes paroles agacent.

Refrain

Je prends de l'ampleur, je suis ample ;
Mon temple est fait de samples.
Je suis un exemple, beaucoup me contemplent,
M'interprètent et veulent en être.
Je vais transmettre ce goût du direct, l'art de mettre,
J'injecte le spectre.
Mon public respecte que me haïssent les teur-inspec.
Mais personne n'arrête un mec correct, qui éduque des têtes.
Je résume : je suis la grippe, t'as un vaccin, tu m'allumes,
J'exhume, m'en accoutume, reviens avec la brume, j'enrhume.
Je fous le dawa, je prends du poids et la cible est sur moi.
Je ne penche, ni ne flanche, comme d'hab' j'ai le manche.
Quand la potence s'enclenche, l'arrogance me branche
Sur volts, ma gueule est mon colt, mon skeud je mijote.
Je lance le missile, grimpe ma côte,
Les gens achètent, donc votent.
Patriote, ma voix pilote, le peuple j'emporte,
Dans le pays je grignote, comme un virus dans une culotte.
Je suis l'engreneur, ma tête est mise à prix,
T'as compris ? Prie pour celui qui s'approprie les esprits !

Refrain

LA FRANCE AU RAP FRANCAIS !

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Je Zappe Et Je Mate


Câblé sur télé, l'image, le son sont mes spectres,
Les programmes, je becte et les directs je m'injecte.
Je suis un enfant de la télé, "fonce-dé" aux rediffusés,
Flash-back dans le passé, conditionné, bardé
Aux sagas des séries et aux BANG-BANG à l'américaine,
Starsky, Star Treck et tout ce qui l'engrène.
Pose une Question pour un champion,
Parle-moi d'émissions,
Argot Margot, je connais les ragots,
Je suis barjot comme Columbo.
Comme un Lundi, un Samedi mat ou Le jour du Seigneur,
Je suis un téléphile Au delà du réel,
Télé-commandant chez les zappeurs.
A cause de leurs bêtises, mon crâne
Est un Bouillon de Culture Pub.
Dans les films je veux du feu, de l'amour et de l'aventure.

La Une, la Deux m'ont pris dans leur jeu,
La Trois, la Quatre je zappe et je matte,
La Cinq, la Six en sont aussi complices.
Beaucoup d'argent, de guerre et de sexe à la télé.
La Une, la Deux m'ont pris dans leur jeu,
La Trois, la Quatre je zappe et je matte,
La Cinq, la Six en sont aussi complices.
Câblé, survolté, j'ai le syndrome du canapé.

Stade 2, télé allumée, même sous la couette, elle m'appelle,
19 heures, je suis avec elle, comme à minuit ou 14 heures.
Quand je me lève en jogging, je veux des Matins bonheur,
Marié, deux enfants, faire du téléshopping.
Moi, Chapeau melon, des pompes en cuir,
Un papa connu comme Cousteau,
Je veux des jumeaux Heckel Jeckel, un Cosby Show.
Mon chien sera Scoubidou, se tapera Lassie,
Des Histoires Naturelles dans ma maison dans la prairie.

Placer ma Famille en or haut dans la Pyramide,
Sortir de la Zone interdite et des histoires stupides,
Un beau cabriolet d'Amour, Gloire et Beauté.
Oui, je suis matérialiste,
Je veux ce que je vois dans le poste,
Les couleurs de mon pays,
Saga Cité, m'ont trop traîné au poste.
Je lance la roue de la fortune, j'ai ma Chance dans la Chanson,
Mes lettres valent du chiffre, je hais les artistes à deux francs,
Fa Si La Chanter, tocard,
Je mets ton clip sur le Boulevard.

La Une, la Deux m'ont pris dans leur jeu,
La Trois, la Quatre je zappe et je matte,
La Cinq, la Six en sont aussi complices.
Beaucoup d'argent, de guerre et de sexe à la télé.
La Une, la Deux m'ont pris dans leur jeu,
La Trois, la Quatre je zappe et je matte,
La Cinq, la Six en sont aussi complices.
Câblé, survolté, j'ai le syndrome du canapé.

Troisième mi-temps, Tout le sport, je suis fou de Téléfoot,
Je suis la Télé le Dimanche,
L'équipe du Dimanche me branche.
J'erre dans la Marche du siècle, parle-moi de Capital.
Y'a trop de bluff dans nos pages,
Les magazines, les reportages,
Tout est possible manipulé sous projecteurs,
Contrôlé à la télé et Nulle part ailleurs.
T'y crois, t'y crois pas, Sans aucun doute ça se discute.
Taratata, j'abats les masques, butte l'image qui percute.
Oui, l'audimat n'est qu'une histoire de "gent-ar".
Gag vidéo, moi je suis pas un Guignol du Flash info,
Sors ton Oeil du cyclone, t'as perdu de vue le Vrai du faux,
Quand tous les médias bosseront bien, je serai Témoin N°1.

La Une, la Deux m'ont pris dans leur jeu,
La Trois, la Quatre je zappe et je matte,
La Cinq, la Six en sont aussi complices.
Beaucoup d'argent, de guerre et de sexe à la télé.
La Une, la Deux m'ont pris dans leur jeu,
La Trois, la Quatre je zappe et je matte,
La Cinq, la Six en sont aussi complices.
Câblé, survolté, j'ai le syndrome du canapé.

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Le Maton Me Guette


Ton nom, prénom, naissance, nationalité,
Poches vidées, en sweat lacé, ceinture enlevée,
Feu d'artifice, c'est l'armistice, le pays est en fête,
Pour moi la fête en garde à vuedans les cages de la police.
9 heures, 11 heures, parle, ton nom est sur le tas,
J'ai fais six pas dans l'enfer des galéres,
La poisse, les empruntes, les plaintes de ce tribunal.
Ma famille et mes proches au soutien principal "pinpon pinpon"
Les flics s'éclatent, roulent à fond.
Pour mon avocat, c'est clair mais le juge persévére,
Il est 20 heures, mon matricule "49203",
J'entre en cellule "D 128", la porte claque, mon coeur bat.
Mon cousin "49204" me parle de dates, me mate,
M'enchaine sur des business et rate,
Le trouble est dans ma tête et le maton me guette.

Mon corps est enfermé seule mon âme peut voguer, barreaux, portes bloquées,
Ma vie est bloquée, mais derriére le yé, je rêve de m'évader.
Le trouble est dans ma tête et le maton me guette.

Premiére nuit, matelas pourri, lits superposés, carreaux cassés,
Les rats passent sous mes pieds
Au réveil, j'ai comme la corde au cou dans cette cage qui fouette
Dans la cour, les corbeaux, les mouettes font la fête
Douleur "ouah ouah" et viennent encore derriére les portes du pénitencier
Dans ma tête : gamelle, parloir, courrier tôlé, visite médicale
Anormal est mon état, zéro matinal, pue la matinale
J'ai des boutons dans le dos
Passi fait les cents pas parmi les prisonniers
Trois métres de murs, de grillages et un de barbelés
Huit douches dans le mois, en sueur sans bouger, soirée télé, coucher soleil d'été lever
Mon neveu que je n'ai pas vu naitre, au parloir me rend ouf
Dans ces murs, l'odeur des chiottes, du sale, de la boue, j'étouffe dans ce gout là
Ma cellule, le stalag, les jours se répétent et le maton te guette

Mon corps est enfermé seule mon âme peut voguer, barreaux, portes bloquées,
Ma vie est bloquée, mais derriére le yé, je rêve de m'évader.
Le trouble est dans ma tête et le maton me guette.

Mon corps est enfermé, seule mon âme peut voguer
Barreaux, portes bloquées, ma vie est bloquée
De derriére le yé, je rêve de m'évader
Le trouble est dans ma tête et le maton me guette
Il suffit d'être au mauvais moment, mauvais endroit, et vlan dans tes dents
Tu choisis pas, prends ça, trahis ma vie
Mon nom sali comme si j'étais un assassin
C'est comme perdre une partie de paupiére contre Satan
Dans cette merde, en chien traité en moins que rien
Certains sortent, puis reviennent de nouveau sous écroux
Dans ma cellule, un camé prend un cachet à chaque gamelle
Aux nouvelles, un suicidé, évacué, menotté, c'est le
Dans un paquetage libérable pour "49203"
Ah Passi, t'es sorti, ça faisait des mois
J'ai remis lunettes, ma casquette, et mes blanches baskets
J'ai rouvert et j'ai encore moins le gout pour la fête
On court toujours nos embrouilles
Et le laine bleu sonne avec le laine des barreaux
Je dois signer, dire présent une fois par semaine, que personne ne m'engraine
J'dois pas me faire serrer avant mon jugement
Ça n'arrivera pas, pas moi, moi j'pourrai pas béton
Donc à tous ces lascars qu'ont tourné dans le noir,
À toutes les familles qu'attendaient au parloir,
À tous les concernés par ce genre d'histoires
Bonne chance, si tu passes devant la barre
Judas du mauvais oeil pour l'homme de Nazareth
Toi n'oublies jamais que le maton nous guette

Mon corps est enfermé seule mon âme peut voguer, barreaux, portes bloquées,
Ma vie est bloquée, mais derriére le yé, je rêve de m'évader.
Le trouble est dans ma tête et le maton me guette.

Mon corps est enfermé seule mon âme peut voguer, barreaux, portes bloquées,
Ma vie est bloquée, mais derriére le yé, je rêve de m'évader.
Le trouble est dans ma tête et le maton me guette.

J'ai pas ta voix encore moins la vision,
Mais la mine de ton crayon m'offre une bréve évasion
Mon corps est détenu, mais mon âme et mon esprit peuvent rejoindre l'horizon
Dans une bréve évasion et le maton te guette
Mon corps est enfermé seule mon âme peut voguer, portes bloquées,
Courrier bréve évasion,
Donc à tous ceux qui ont galéré et qui galérent en prison
À tous ceux qui t'soutiennent pour pas que tu pétes les plombs
"Et le maton te guette"
Tout le temps, tant de hargne, tant de larmes,
Une pensée aux disparus, une pensée aux enfermés
Voignarcy, Omy, Fraisnes, Fleury, Santé m'enterrent
Les beaux maitres et les autres zonzons
Parloir, courrier tourné, c'est la merde tu le sais dans tous les quartiers
Quand le maton te guette, oui, quand le maton te guette.

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Je Contrôle


Je contrôle, Passi contrôle, oui, je contrôle, Passi contrôle.
Le culte du rap adulte, l'ALTESSE, le DOUBLE S, Papa, Alpha, Sierra, India.
C'est reparti, c'est précis, ici Passi.

T'as compris, prie pour celui qui s'approprie les esprits.
Je m'envole comme un papillon et pique comme une abeille.
J'embraye dans la cour des grands, j'en raye et je mets mon nom.
Marque ça dans le son, comme Don King sur le ring, tel un damné condamné, charmé par STEPHEN KING.
Oui c'est moi le mec impec' qui ouvrait son bec au fond de la classe, celui qui déconnait et passait quand même ses classes.
Je breake avec les mots entant qu'éducateur de masses, faut que ça le fasse, tu vois les années passent !
Toujours la grande classe dans le pe-ra et le laisser-aller.
Mon album est sur le marché, à toi de te laisser aller, maintenant bouge-moi tout ça !
Gauche, droite, devant, derrière, cesse tes manières, je viens et je contrôle...

Je contrôle, Passi contrôle, oui, je contrôle, Passi contrôle.
Le culte du rap adulte, l'ALTESSE, le DOUBLE S, Papa, Alpha, Sierra, India.
C'est reparti, c'est précis, ici Passi.

Je ré-entame au programme, sur Paname tout s'enflamme, frappe avec ma folie, foutre du son, je suis dans l'Action.
La Musique Et le Rap, je tchatche et épate, étape après étape, attrape et capte mon style de rap.
Que l'esprit vibre et que les mains clappent, surtout laisse-moi lustrer mes baskets blanches, quand il neige du style, je penche pour l'avalanche, en émoi, les actes 1 2 3 sont en moi.
Je sais d'où je viens, vois qui m'en veut, connais mes droits, loi du biz, quand je ris, quand je crise ou quand je tisse, quoi qu'on dise, je suis celui qui maîtrise.
En roulant sur le périph', je veux qu'à fond ce son tu kiffes.
Allez miss, ton mec va râler, aller écouter ça discret, discréditer à tes côtés, quand tu voudras t'éclater.
Mets-ça fort, ça te plaît ? an nou allé ! an nou allé !
Posé est le PASSI ké na ngué.
Je viens et je contrôle...

Je contrôle, Passi contrôle, oui, je contrôle, Passi contrôle.
Le culte du rap adulte, l'ALTESSE, le DOUBLE S, Papa, Alpha, Sierra, India.
C'est reparti, c'est précis, ici Passi.

Dans le calcio, Banco ! Fais el numero uno, en solo pour le bario, je suis pro dans le micro.
Trop de mots dans mon cerveau, j'en lance pour ta radio, tu connais mon boulot, j'suis yes dans mon business.
Prends clic-clac sur Kodak-dac, vois qui est le mac, fume spliff ou cognac et tâte mon égo-trique.
J'ai une poussée rythmique, ma gorge pousse les répliques.
Même le destin n'applique plus sa logique sur moi, je nique, encore une fois, et fais honneur à mon éthique.
Mon flot enfumé fait la teufé, sois pas fixé, pas phasé, pas flambé, kiffe sur ce qui est bien fait.
Vas-y ! Laisse tes fiertés, sur ce son on va défoncer.
Chérie, cesse de te faire bluffer par tous les racontars, je suis un ange pour mes amis et pour mes lascars.
Je veux que mes proches et ma familles soient fiers de mon art.
Mon aura s'intensifie, je suis en mission, je viens, je contrôle...

Je contrôle, Passi contrôle, oui, je contrôle, Passi contrôle.
Le culte du rap adulte, l'ALTESSE, le DOUBLE S, Papa, Alpha, Sierra, India.
C'est reparti, c'est précis, ici Passi.

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Le Keur Sambo


Quand on déboule, tout se déroule, sur un air de soul.
Voiture lustrée, contact, un son compact.
Les frères coiffés boogie, dégradés, Pento,
Soul-Glow glissant sur tête de négro.
Ce soir funk, zouk, soukouss au Keur Sambo,
3ème merveille dans l'échelle des boîtes afros.
Ah ! l'ALTESSE et BUGSY sont soignés en "100%".
Bon sang, les filles sentent bon, y'a du bon son, je bois ma boisson.
Laisse-moi tâter la piste de dances ooh ! ça glisse, sueur à terre,
Big bonda, faux chivés, j'y vais.
Y'a des raclis "Kao Kao Bougou Bénié" mal peignées,
Qui te balancent des "Pchitt" en début de soirée,
Et des bombes-à-max, avec le string tu vois le Tampax.
Je fais signe au DJ qui met Boombastic,
Le ragga ça donne la trique.
Virginité sautée, c'est pas mon problemo, moi j'dois quène toutes les gos.

Dans cette boîte de nuit, tous les négros sont fonce-dé, et ne peuvent plus s'arrêter.

Voulez-vous savoir comment j'attaque les rates ?
Miniscule bout de papier, dis rien à ton ke-mé
Gangster d'amour : c'est un jeune garçon qui te donne une bonne bourre.
Beaucoup ont laissé leur mec pour venir s'animer, à la chasse,
Celui qui lâche sa meuf perd sa place.
Sous les spots, je tape mes pas de pacha.
Dans ma poche y'a mon stylo, sur la ble-ta le whisky-coca.
"Sapa paya" guette-moi, j'attaque un canon.
Son black bidon, teint en blond, vient me casser les couilles,
Un coup de tête dans sa mère, c'est bon il s'écroule.
De la cocaïne dans sa clope ?
Y... Salope !
Les videurs arrivent, laissez passer on est V.I.P,
Des meufs sur estrade cassent leurs talons carrés.
Elles ont même oublié tous leurs potes recalés,
Elles s'en foutent, t'as raison remue ce que Dieu t'a donné !

Dans cette boîte de nuit, tous les négros sont fonce-dé, et ne peuvent plus s'arrêter.

Je vais errer, langue sortie, séquence collé-serré.
"O Nigivir", elle là-bas, je l'ai repérée.
Je fais mon chemin entre parfums et seins,
Je bluffe une flambeuse pour qu'on finisse bien.
Aime ton prochain ! Parfait, j'exécute !
Ecoute miss ! Dans culbute, y'a cul et y'a bitte !
Tu sais le mec affalé sur une meuf au fond, c'est moi,
Qui fuit avec elle avant la fin, c'est encore moi !
J'ai vidé le J.B., attaque le vodka-orange,
Alerte au Malibu, mélanges étranges.
Y'a pas de Pamela ! Y'a une blondasse classe,
Je lui mets quand même là le billet :
Phénomène pute de luxe,
Chatte épilée, non poilue, comme Pollux.
Je danse à la scar-la, c'est pas la Scala.
- Eh ! DOUBLE S guette !
- Qu'est-ce qu'il y a MY-STO ?
- MAMA mia ! je danse le STOMY-AAH !

Dans cette boîte de nuit, tous les négros sont fonce-dé, et ne peuvent plus s'arrêter.

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L'Antre De L'Ange


L'autre soir, l'ALTESSE tâtait un bizness de soirée,
Une doudou de toute beauté, un fruit à l'aise au Bailey.
Y'a eu les : "Attends tu m'as pris pour qui ?".
Pourquoi toujours ces théories de bluffeur, bluffeuse et bluffé ?
Désir commun ? Canapé déplié,
Le patron plastique se pose dans une main.
Elle rougit de plaisir, je caresse et tâte avec doigté,
Et nous nous délectons dans une danse ondulée.
Côté-côté, centré, collé-serré, coké, OK ?
Le doux al dente, l'exquis fou fâché-fâché.
Un bonda soufflé comme du Miel-pops à dévorer.
Nous goûtions sans répit aux saveurs de nos pays.

Refrain
Tu veux l'antre de l'ange,
PASSI,
Tu veux l'antre de l'ange...
Fidèle insatisfait, tu connais les Cains-Cains :
Toute la nuit c'est inné, je suis Vahiné jusqu'au matin.
Hiver ou automne je suis chaud comme au printemps,
Et quand vient l'été ?
Rebelotte, an nou allé ! Tes saveurs me hantent, je veut tâter,
Je veux goûter à ces voluptés, dans ces ôtés-frottés,
Après 1 2 3 soleil, re-tâter un chat-perché.
Pose sous l'appareil, parle la langue des merveilles,
Égaye ton corps aux pratiques
Des obscures Sciences Physiques,
Fuji-Yama, Kama-Sutra, ou un autre mot "chinois".
Femme de mes joies, ouvre tes frontières aux tentations,
Tonton a un bon jus de passion, ses saveurs nous boirons.

Refrain

Comme à l'école, une bombe à max avec un corps de folle,
Sur ma parole, mon auréole, elle était toutes taxes comprises.
Un déhanché qui aguichait, dressés les loups fâchés.
"Son mec l'a lâchée !", péché ! La situation j'exploite.
Mate ! DOUBLE S tchatche ! Et ces folies nous flattent,
Une sexuelle automate, aux délices candidate.
Comme un jour qui tue la nuit, une pluie qui tue la soif.
Le feu dans ses eaux, dans les draps, danses de corégraphe.
Puisant nos ébats bas dans sa lointaine fontaine,
Pour nos coups de reins de longue haleine.
Bouge ton corps, fais un pas, si corps et âme sont partants,
Tous aimons nous abreuver des saveurs de nos contrées.

Refrain

Devant mon carnet d'adresses, encore je m'adresse,
Aux déesses de la caresse et je me confesse.
Qui n'a pas péché à la pêche aux taspech ?
Goûtons aux saveurs de nos pays.

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Le Sang De La Vendetta


C'est l'épisode où le mec A marave ou carotte B,
B, engrené revient avec son quartier C.
A perd ses jambes, voilà sa cité D.
Réputation, goumé, la spirale est enclenchée,
"Zoungou zoungou zing".
Encore çs schlingue, les bruits de flingues,
Les coyotes, les jeux de dingues.
L'ennemi est le tocard, le trimard à tricar.
Ca c'est le tié-quar, "fanfare", les lascars sont re-ti-par.
Comme à Beyrouth, la déroute,
Un meneur envoûte ses troupes.
Ca s'attroupe, se shoote, se découpe en groupe.
Il suffit d'un "Clic Boum", un clamse et tour part en couilles.
Tragique embrouille,
Une vie s'envole, au sol une mare et une douille.
Vois ! Les tiens pleurer, dis-moi que ça tu peux aimer.
Et toutes ces merdes, qui pourra les arrêter ?
Demain encore ça va se passer, se masser près de chez toi,
Beaucoup ne penseront qu'à faire couler le sang de la vendetta.

Refrain :
Armageddon sur le bitume, las ! Les cracks titubent,
Même débauche d'attitude, l'habitude.
Vengeance ! Mets ta "bullet proof", Beretta.
"Qu'est-ce que t'as, quoi ?"
Pan ! dans le guet-a, sang de la vendetta.
K.O. sur le bitume, las, les cracks titubent...
La sirène du fourgon et celle du SAMU sonnent,
Comme un spectre ciel, cellule serrent encore des personnes.
En amont le piédestal, en aval ça crève la dalle.
Alors normal, ça se régale de biz dans la morale.
Y'a la peine maximale ou la pierre tombale.
Dans ce monde animal, y'a tant de crotales et de chacals,
On assiste donc aux coups de crocs d'escrocs qui s'escroquent.
Chargé à bloc, tu sors des loques
Et croques si t'en as dans le froc.
Les récits sur conflits, défis, défilent dans les té-ci.
C'est donc ça nos vies ? Goumer pour prouver à qui ?
Oeil pour oeil, lion pour lion, loi du talion dans la bible,
De plombs ça se crible, on est tous chasseurs et cibles.
Dans un conflit, ton arme, ta vie ton 2ème pe-sli.
Dans tes histoires le choix :
Tu fais un tabac, t'abats, ou tu prends une le-ba,
Ou les flics te congèlent, clic-clac ça se bloque là.
Tout ça parce que doit couler le sang de la vandetta.

Refrain

J'entends des "j'm'en fous, je lui nique sa mère,
Son père, attends, tu vas voir..."
Gros plan, action ! Allons-y, ça va le faire,
Là je suis ton ennemi en noir, bonnet noir, lunettes noires,
Capuche noire, le cerbère dans ton cauchemar.
Chiré dans la foule, comme la houle je déboule,
Les sentiments je refoule, ne tremble pas mais roucoule,
Je sens déjà le sang qui coule et te vois qui t'écroules;
Les secondes roulent, dans ma tête le film se déroule.
Dans l'épilogue, tu tâtes l'autre univers,
Ta vie est en offrande, moi je suis le missionnaire.
Je sais plus trop pourquoi mais "Paye tes dettes mon frère !"
Deux coups dans le dos en guise d'embarcadère.
Comme disait CESAR, "Veni, vidi, vici",
Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu !
Hasta la vista ! MEPHISTO t'offre l'enfer.
Ainsi ton sang sera celui de la vendetta...

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Sur La Sellette


Hawaï Police d'Etat, y a pas dra le cain-cain
Venu de l'ouest africain vient foutre son grain de sel.
Appelle qui tu veux, mon cartel martelle
Du travail de pro, le résultat est nickel, ma belle.
Sur l'échiquier, l'ALTESSE, la tour en mission,
Opération du bon son, deux vois graves en salve,
"Na zo ya" encore le Saka-Saka, oui c'est SSI-PA,
Celui qui tient sa trique, du gingembre de l'Afrique.
Je me promène dans la ville,
J'ai l'impression que tout le monde me connaît.
Mais qui veut me poignarder, qui veut me tester ?
Je guette de droite à gauche,
Mon Secteur Ä t'a déjà traîné "tché",
J'ai la puissance du python comme les vieux pères du de-blé.
Dis bonjour, v'là les boss, la flambe en boss, les Giorgio Smalto,
Ston-wé croco du Rap braillés,
Nos stratégies, cellules cérébrales grillées,
Notre bario, tu le sais A deux points t'y es.

Refrain :
Prends garde aux 2 mecs grillés sur la sellette.
HAMED DAYE DOUBLE S, sur la basse bouge tes fesses.
Prends garde... J'ai déjà la main dans le tiroir-caisse.
Prends garde... VOIS DE BASSE et l'ALTESSE.
Prends garde... Sur la sellette.
Laisse-moi m'asseoir sur tout le biz, arrête tes bêtises,
Marche pas sur mes plates-bandes
Car c'est la femme que je courtise.
Peser, gagner, la tirer en une prise
À minuit quand toutes les ch... sont grises.
Adultère et lope-sa, ça baise à ris-Pas, toi ris pas,
Si ça se trouve, on fourre la tienne et tu le sais même pas.
Bon, bon, arrête là, maintenant tu sais qui pèse et qui ne pèse pas,
2 putains de nègres de la pègre, nominés pour le secteur Ä.
DAYE, PASSI, ici, tu suis sans souci,
Nominés aux premiers prix sans surprise, mon stère-Mini
On monte sur le podium, nos smokings sont taillés,
On lève les bras et on arrache le trophée,
Tout le monde applaudit y compris nos ennemis.
J'arrange mon noeud pap et je leur souris,
La grande classe bébé, la grande classe tasse-pé,
Et jusque dans les coulisses on est toujours bien escortés.

Refrain

Pas de fiasco chez les négros qui braquent au micro,
Dans notre bizness y a pas de DONNIE BRASCO.
Je déniche la taupe, fourgue la dope, de la bonne came
Qui a passé la douane et qui débarque chez toi juste à l'aube.
Je suis servi par décibels, Taj Mahal verbal,
Je deale à la tienne, les rues nous appartiennent.
Ouais, Ouais j'pèse comme GAINSBAR,
Des barres et des barres,
Du "wari wari", ce soir négro y a pas de lézard.
Tu veux des sensations, si pour toi le temps est gris,
Grippe dans ta gorge, l'atmosphère est pourrie, Paris,
Nous voici, ta décadence, tes boîtes de nuit,
On va maquer tout ça et se faire un max de profit.
Ah, Ah, je suis vraiment à Paris,
De Sarcelles, je suis passé à Neuilly,
Oui c'est donc ça la vie, j'ai réussi,
J'ai envoyé assez de blé pour construire au pays.

Refrain

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Tu Me Manques


A ARMAND mon pote, j'espère que tu reposes en paix...
Ca fait des années, mais ton image ne cesse de me hanter.
T'es parti, depuis j'ai encore moins d'amis,
Même ceux du G.A.N.G. ont beaucoup changé.
Pour moi, comme avant je continue mon parcours,
Je cours et enfin je peux t'envoyer le bonjour !
Tu avais raison, le Rap, c'était fait pour moi,
Avec STOMY et les autres on pousse le Secteur Ä.
Ah ! au fait, il y a aussi le Bisso Na Bisso,
Un son sur lequel on aurait serré dans les soirées afros.
On se tapera pas nos délires "vacances Cameroun Congo",
On se souviendra que de la côte et des serrages dans l'eau.
L'autre fois, j'ai vu ton frère calme, posé,
Il emménageait, on s'est retrouvés et on a bien damé.
J'ai plus trop de nouvelles du reste de ta famille,
Ta soeur, ton cousin, ta mère, j'espère qu'ils vont bien.
Parmi nos rates ou celles qu'on voulait, certaines ont fané,
Je suis sûr que si on les croisait, on se mettrait à vanner.
Je sais pas pourquoi je te dis tout ça,
Peut être que tu le sais déjà ? D'où tu es, tu es là, tu me vois, et...

Refrain :
Tu me manques, là haut !
Tu te rappelles ARMAND, les frères, copains braillés,
J'admirais ! Ils me racontaient leurs conquêtes,
Cravate, soirée, tasse-pé. Les rates aiment les lascars.
Je voulais être quelqu'un dans le tié-quar,
Car de rien, je voulais peser par mes propres moyens.
Graver mes initiales en large dans le futur,
Jour après jour, plus parano j'accélérais l'allure.
C'est re-lou ! Dans ma vie, je suis devenu encore plus che-lou,
Plus je gravis, je pèse, plus j'ai des histoires de fou.
Le soir, je fais de nouveaux rêves, à vrai dire des cauchemars :
Au-dessus de ma tête toujours ce putain de corbeau noir.
Dans la foule en furie, le film défile au ralenti,
La faucheuse passe, la poisse, mon corps se glace.
Ca se passe en soirée : "PASSI, prends ça ! Enculé !"
Maintenant, comme l'ARAIGNEE, mes sens sont déclenchés.
Je suis carré droit dans mon coin, froid. Mais où est passé
Le PASSI qui délirait, qui tout le temps, s'éclatait ?

Refrain

PAPA, c'est moi ! Salut, comment tu vas ?
Je sais que de là-bas, tu vois et veilles encore sur moi.
CEDAR, ANNIE, ERIC, CHRISTIAN, JOE, STEEVE vont bien aussi.
Si je te parle, c'est avec eux que je te salue aujourd'hui.
Ils sont tous devenus papa et maman,
À part le petit et moi, c'est pas encore le moment.
Ah ! Vraiment tes descendants ont les mêmes traits que toi.
Je suis plus vieux, je comprends mieux, avant je n'écoutais pas.
Ton PASSI a l'occasion de t'envoyer ces quelques mots,
Fais une bise à Grand-Mère et aux Tontons là haut !
Grand merci, c'est ainsi, je te dois la vie.
Vives félicitations ! Ta grande famille est unie,
Sois fier des tiens, tes filles, tes fistons,
Ton passé, tes rires, colères, tu avais raison.
Ma folie, toujours le rap, mon album t'est dédié.
Ah ! Tata Nzambé Taté ! Tu ne cesses de me manquer.
Tu me manques là-haut !
Reposez en paix là-haut,
vous me manquez là-haut...

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Hipop Crazy


C'est l'histoire de zulus, sur Paris, qui se la pètent en salopette, pantalon retroussé jusqu'au genou, c'est che-lou, j'avoue, ça me prend la tête.
Tous testent, be-flam tout le temps.
Les vrais groupes, la vrai loop.
Allez tous vous faire mettre, suce ma K7, suce mon son, mon style, mon beat ou ma bitte, si ça t'excite.
Vos conneries, Kani, Tommy ? Rien à foutre !
La vie d'un Nègre dans l'enfer, près de Paris n'est déjà pas une mince affaire.
Tu te prends au sérieux ? "Moi je fais ce que je veux ".
Comme FRANCKY VINCENT, je suis le beau-père d'une tonne de tapettes qui rapent et se la pètent.
97 voici Passi, zulette baisse ton baggy, vas-y, string dans la raie, danse "Baby baby", bouge bien ton buste, c'est juste ! J'ai vu ton Calvin Klein.
Avec tes Yo ! Oui, gars ! Tu représentes quoi ? Conio !
Si t'es underground pressé de passer à la télé, fais de la techno, tu feras peut-être plus de blé.

1 pour la basse, 2 pour la classe, 3 pour l'audace, le DOUBLE S passe, et le 4 pour les rates.
Mon Hip-Hop c'est ça ! Pour le leur, je mets pas de capote.

Où je me situe ? Direct dans son cul ! Curieux, les mecs tournent au vent, donneraient même des styles sur WC.
Nouvelle ou vieille école, beaucoup trop de be-flam.
Mon Secteur Ä fait le mur, nous sommes l'école buissonnière.
Ah MAMA ! Regarde ce que le rap a fait aux gars, la guerre, les carrières solo, clip-vidéo, même les merdeux sont super-héros, Zorro ou zéro !
Plein de pâles copies, pour pas déplaire aux idéaux, aujourd'hui la mode est caille, tous se la jouent caille.
Alors ça met des crocodiles, donne des styles et deale.
Moi je veux un son lourd, une voix de velours, vomir sur les vautours.
J'essaye dans un label, j'aime le style sexe-soleil, l'or, les Rolex, être relax, prendre des risques sur remix.
Un vivant peut jouer le mort, mais jamais l'inverse.
Alors toi, teste pas ! Rape pas ! Si tu fais pas le poids !

1 pour la basse, 2 pour la classe, 3 pour l'audace, le DOUBLE S passe, et le 4 pour les rates.
Mon Hip-Hop c'est ça ! Pour le leur, je mets pas de capote.

Zulu nation ? Moi je suis hors compétition !
L'éducation pour la masse ? J'envoie les tentations !
"Y hata Ya Ooyo Y hata " ! En ce temps, j'étais là. Et alors, aujourd'hui je vais tout me permettre et être de ceux qui foutent à la chaîne, qui cassent les graines et engrènent.
Chienne de vie, je parle à mes amis et mes ennemis, je me fous de tous les tu m'as vu qui critiqueront dans la rue.
Le but c'est quoi ? T'es dans la merde !
T'en sors, t'ouvres la fenêtre, que les tiens puissent en être, guette, c'est le dawa dans le périmètre !
Bouge ton cul, tu crois quoi ?
Que dieu scar-la aide tout le monde ?
Bande de Bidons ! Moi quand je bande, je veux me faire lustrer vite fait, plus me prendre la tête à tchatcher !
Quand j'ai faim, je veux damer Mc Do, pizza, calamars, ma folie va t'enflammer.
Je brûle vos phrases de Zulus tip top, comme je brûle spliffs et clopes.

1 pour la basse, 2 pour la classe, 3 pour l'audace, le DOUBLE S passe, et le 4 pour les rates.
Mon Hip-Hop c'est ça ! Pour le leur, je mets pas de capote.

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Il Fait Chaud


Il fait chaud, de Viliers-Garges-Sarceles,
À Paris Porte de la Chapelle, Lyon et Marseille,
Il fait chaud, il fait de plus en plus chaud...

C'est l'été, c'est bon la température va monter,
Voilà les beautés, les décolletés,
Les nouvelles modes sexy-serrées,
Les faits-divers, les Boom-Boom de quartier.
Zoom, gros plan de la tête aux pieds,
Les petits, les grands veulent peser.
Les bruits de bécane se précèdent.
Les marques, les sapes se succèdent.
Y'a des coupes nettes sur les mecs, en quête
D'un biz ou d'une bonne fête.
Aux pieds j'ai mes blanches baskets,
En main une fraîche canette.
Clair, classe, est mon survêt. Mon air est angélique,
Mais j'ai sous ma casquette une vision diabolique.
Ah! PASSI apprécie quand se vantent les vertus.
Tous les corps et superflus, nos vues sont braquées dessus.
Sous tes lunettes admire les gos, quand...

Il fait chaud, de Viliers-Garges-Sarceles,
À Paris Porte de la Chapelle, Lyon et Marseille,
Il fait chaud, il fait de plus en plus chaud...

C'est comme ces dimanches au parc, au lac, avec les mamzelles.
Les mecs ont la Santé, font un break et font du zèle.
Ceux honnis à Osny, ou qui ont "Fleury" dans les Bois d'Arcy,
Regoûtent petit à petit, aux plaisirs de la vie.
Pique-nique, brochettes grillées, puis poulet torpillé,
Y'a les copains, les copains des copains, et à la fin, on est plein.
Les PAPAS pleins au rhum, roupillent, font la sieste sous soleil.
Les MAMAS surveillent leurs filles. Et malgré les conseils,
Elles tombent dans les vices des malins, dans les toiles qu'ils tissent.
Tandis que les tam-tams retentissent, ces fleurettes fleurissent.
Toutes veulent être bonnes, mignonnes, pour aller biguiner.
Elles veulent bouger et sont tentées, même par un Paris pollué.
Pour ça les mecs il faut de l'essence dans le cabriolet,
C'est la pénurie, mais aussi la saison des gens cambriolés.
Qui ne fait pas tout pour s'envoler, rouler et se la couler douce,
Une beauté à ses côtés, quand...

Il fait chaud, de Viliers-Garges-Sarceles,
À Paris Porte de la Chapelle, Lyon et Marseille,
Il fait chaud, il fait de plus en plus chaud...

Pectoraux + gros kilos = stoko en maillot.
Pour la maille certains biznessent ou travaillent même au Mc Do.
D'autres tapent foot et basket sur des terrains en gravier,
Tandis que le marchand de glace passe,
Les petits ne tiennent plus en place.
"Mamako Makossa", l'été est là, c'est comme ça.
Bizness, Bouyave, Boisson, tu sais les 3B c'est ça.
Les lolitas sont speed, la tendance est humide.
37°2 à l'ombre, le soleil surplombe,
C'est l'été, ça circule, sur les filles, ça fabule.
Canicule, l'ambiance est bonne, je suis avec mon
Groupuscule. Le bitume brûle,
Le téléphone sonne, les soirées se calculent,
Arcade, Formule 1, dans les tel-ho du ghetto,
Il fait ch...

Il fait chaud, de Viliers-Garges-Sarceles,
À Paris Porte de la Chapelle, Lyon et Marseille,
Il fait chaud, il fait de plus en plus chaud...

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