Jamais FidèleJe serai jamais fidèle aux hommes que j'aime J'me ferai jamais belle pour un seul et même J'ai le regard trop large pour pas voir ailleurs J'aurai toujours le coeur séparé en plusieurs J'aurai jamais trop peur et jamais trop de peine L'amour qui me surprend jamais ne m'enchaîne J'me prends toujours le coeur au charme de quelqu'un Suffit d'un nouveau look ou d'un nouveau parfum À la minute ultime où je me dégoûterais Danse le plus sublime sourire discret Sur un visage d'ange apparu par hasard Et fallait qu'il me passe en dessous du regard Je promets de mes yeux c'que j'ai déjà promis C'que j'ai déjà donné et mille fois repris C'est pas que j'aime pas, c'est que j'aime souvent C'est que j'aime, chaque fois pas très longtemps Je serai jamais fidèle aux hommes que j'aime J'me ferai jamais belle pour un seul et même J'ai le regard trop large pour pas voir ailleurs J'aurai toujours le coeur séparé en plusieurs Faudrait jamais me croire lorsque mes yeux brillent Si vous saviez la salive que je gaspille À raconter, si fort que ma flamme vacille Mes rêves d'une géante et solide famille Lorsque j'm'arrête un peu pour me faire la morale Y'a ce dieu au physique d'un jouer de football Qui s'élance, avec grâce, dans mon champ de vision La formule est magique, je me change en ballon C'est toujours un peu plus fort que ma volonté Que mes résolutions, que mon moi tout entier Il pourrait bien me plaire sans que je le provoque Mais ça m'met en colère quand c'est pas réciproque Je serai jamais fidèle aux hommes que j'aime!... C'est pas que j'm'en vante, c'est que je m'en confesse J'ai à coeur votre estime et je sais que j'y baisse J'voulais pas y arriver, mais c'est ma conclusion Je serai jamais bonne à aimer pour de bon. Lynda Lemay Index Semblant De RienT'auras qu'à faire semblant de rien Ça devrait pas t'causer d'problème Tu l'as toujours fait tellement bien Comme réponse à mes "je t'aime" T'auras qu'à pas faire attention Quand on te parlera de moi T'as qu'à trouver l'explication Ou inventer n'importe quoi Oublie pas d'fermer les rideaux Je serai plus là pour y penser T'as jamais dormi comme il faut Avec le soleil sur le nez T'auras qu'à faire semblant de rien Avec les copains du bureau Tu raconteras qu'les Canadiens L'ont remporté quatre à zéro Je serai plus là pour t'embêter À l'heure de mes téléromans Ou pour te dicter quoi porter Au lieu de tes accoutrements Oublie pas le tiroir de droite Ça fait des mois qu'il est coincé Fais-lui la guerre pour une cravate Ça t'convaincra d'le réparer T'auras qu'à faire semblant de rien Comme tu en avais l'habitude Aux petites heures du matin Quand j'étais morte d'inquiétude T'auras qu'à continuer comme ça Ça t'changera pas de vivre seul T'as toujours vécu que pour toi Tu te foutais bien de ma gueule Attention à la chemise verte Faut la laver à délicat Admettons que j'te l'ai offerte Comme cadeau de célibat T'auras qu'à faire semblant qu'c'est toi Qui as voulu que j'fasse mes valises Tu raconteras c'que tu voudras Mais j'voudrais pas que ça te nuise T'auras qu'à faire semblant de rien Mais rappelle-toi que mercredi T'as rendez-vous chez le médecin Pour ta cheville mal guérie T'auras qu'à faire semblant de rien Fais comme si tu te doutais pas Que j'ai peut-être du chagrin Mais que je garde ça pour moi T'auras qu'à faire comme moi Et dire adieu sur le même ton que lorsqu'on disait: "À demain" Lynda Lemay Index Montre-MoiJ'vois que l'côté de toi qui rit Montre-moi le côté qui pleure Montre-le-moi, je t'en supplie C'est trop fragile, ce bonheur J'vois qu'le côté de toi charmeur Montre-moi le côté veilli Montre-moi le côté qui meurt De s'être blasé de la vie J'vois qu'le côté de toi gentil Montre-moi le côté menteur Dis-moi que tu m'auras trahie Montre-moi toutes mes erreurs J'vois qu'le côté de toi rêveur Montre-moi le côté pratique Montre-moi l'envers des couleurs Et dis-moi que rien n'est magique J'vois qu'le côté de toi qui m'aime Montre-moi celui qui en doute Dis-moi les femmes par dizaines Qui te feraient quitter ma route J'vois qu'le côté de toi fêtard Montre-moi le côté qui boude Celui qui a plus l'goût de me voir Le tonnerre après le coup de foudre J'vois qu'le côté de toi patient Montre-moi le côté qui rage Le côté qui grince les dents Et qui en peut plus d'mon bavardage J'vois qu'le côté de toi brûlant Montre-moi le côté glacé Jette-moi cet oeil indifférent Qu'ton clin d'oeil veut dissimuler J'vois qu'le côté de toi qui brille Montre-moi le côté rouillé Dis-moi le nombre de béquilles Que ça te prend pour bien rouler J'vois qu'le côté de toi visible Montre-moi le côté secret Dis-moi le centre de ta cible Que mon regard puisse y plonger J'vois qu'le côté de toi jaseur Montre-moi l'or de ton silence Fais-moi d'la place à l'intérieur De tout c'que t'es qui n'a pas d'sens J'vois qu'le côté de toi qui gagne Montre-moi le côté perdant Montre-moi ta honte et ta hargne Et tes plus vilains sentiments J'vois qu'le côté que j'veux bien voir Impose-moi l'autre s'il-te-plaît J'voudrais avant qu'il soit trop tard Te dire "je t'aime..." pour de vrai Lynda Lemay Index Drôle De MineT'as du plomb dans le tête Les soirs où tu m'la fais Quand j'veux pas qu'tu t'arrêtes Tu me boudes et te tais Quand je suis à bout d'nerfs Tu te roules sur la table Jusqu'à tomber par terre Et rester introuvable Et pourtant, y'a des soirs Où tu t'moules à mes doigts Parfois j'ai peine à croire Les mots que tu m'envoies Tu fais semblant de rien Mais t'as le sang qui bout Tu me prends par la main Puis tu danses comme un fou Je te porte à ma bouche Te mordille en douceur Et c'est moi qui te couche Après de longues heures T'as du plomb dans la tête Et ce soir j'me la paie Tu veux pas faire la fête Tu veux pas faire la paix Ça m'tentait pas d'attendre Après ta bonne humeur C'que tu viens d'entreprendre C'est un mauvais quart d'heure C'pas ma faute si des fois C'est en plein restaurant Que j'ai envie de toi Devant d'autres clients Tu peux t'compter chanceux J'suis juste un peu bohème Tu vivras peut-être pas vieux Mais tu sais que je t'aime Y'en a des pires que toi Ceux qui se prostituent Sous n'importe quels doigts Sur n'importe quelle rue En disant des sottises Pour des questions d'argent Paraît qu'on les méprise Chaque fois qu'on les prend Faudrait bien que tu saches Quand tu te sens miné Qu'ceux qui bavent et qui crachent T'as rien à leur envier Moi j'en connais pas mal Qui se voient condamnés Plongés dans un journal À faire des mots croisés T'as du plomb dans la tête Et ce soir tu t'la casses Quand j'veux jouer au poète Tu t'retournes et t'effaces Mais tu feras c'que tu veux Je t'aurai à l'usure Dis pas que t'es trop vieux Pour une autre aventure C'pas ma faute si tu rêves De n'pas être éphémère Moi aussi ça m'énerve De finir en poussière J'crois qu'on vient tous au monde Pour broyer du noir À chacun ses secondes Au fond de l'aiguisoir Y'en a des pires que toi Ceux qui se prostituent Sous n'importe quels doigts Sur n'importe quelle rue En disant des sottises Pour des questions d'argent Paraît qu'on les méprise Chaque fois qu'on les prend Faudrait bien que tu saches Quand tu te sens miné Qu'ceux qui bavent et qui crachent T'as rien à leur envier Moi j'en connais pas mal Qui se voient condamnés Plongés dans un journal À faire des mots croisés Y'en a bien des plus grands Et des plus colorés Qui ont l'air insignifiant Quand tu t'mets à parler Y'a que toi qui me donnes Des frissons dans l'échine Y'a que toi qui m'étonnes Avec ta drôle de mine T'as du plomb dans la tête Et ce soir c'est bizarre T'as la mine mauvaise Et t'as les traits tirés T'as du plomb dans la tête Mais c'est vrai qu'il est tard Si tu veux qu'on arrête J'vais même pas t'aiguiser Lynda Lemay Index J'ai Jamais DitJ'ai jamais dit qu'j'étais jalouse J'ai jamais dit que j'avais peur que tu partes J'ai trimbalé les caisses de douze Sans dire un mot je t'ai regardé jouer aux cartes Et puis J'ai jamais dit qu'ça faisait pas mon bonheur De te voir remplir autant de cendriers Tu m'as jamais vu le visage tout en pleurs J'ai jamais dit que j'ai déjà pleuré Mais peut-être que j'aurais dû J'ai jamais dit qu'j'étais fragile J'ai jamais dit que ça me faisait du chagrin Si tu partais trois jours de file Je sais pas où voir je sais pas quels copains Et puis J'ai jamais dit que j'avais le coeur tout en miettes Si tu sortais sans venir m'embrasser Y'a jamais rien que j'ai voulu que tu promettes J'ai jamais dit qu'j'voulais des bébés Mais peut-être que j'aurais dû J'ai jamais dit que je voulais plus Que la p'tite vie qu'tu voulais bien que j'partage J'me suis promenée en autobus J'ai jamais dit que j'voulais partir en voyage Et puis J'ai jamais parlé de robe blanche Jamais voulu te voir mal à l'aise J'ai jamais dit qu'j'aimais la danse J't'ai jamais dit s'sortir de ta chaise Mais peut-être que j'aurais dû C'est ce qu'elle a fait je suppose Celle devant qui tu te traînes aujourd'hui Croulant sous tes gerbes de roses Plutôt ridicule dans tes beaux habits Pour elle, t'es devenu presque sobre Tu l'as même suivie jusqu'à l'église C'est elle qui t'as parlé de la robe Mais suffisait-il que j'te le dise Je t'aime Lynda Lemay Index Berceuse Pour AdultesDepuis qu'on a vieilli Y'a plus d'marchand de sable Assis au bord du lit Pour nous chanter ses fables Au début de la nuit Comme à l'aube de nos vies Depuis qu'on a vieilli Qu'on est plus fille et garçon On aime bien se rappeler Qu'on a vaincu les dragons On n'ose plus y rêver Les héros sont fatigués Y'a pas d'berceuse pour adultes Parce qu'on a voulu grandir On avale notre pilule On en a besoin pour dormir Parce qu'on s'est laissé vieillir Y'a pas d'berceuses pour les grands Parce qu'on a tous voulu fuir Ce qui reste en nous d'enfant On n'peut plus s'assoupir Avec ce tendre sourire Parce qu'on s'est laissé vieillir Depuis qu'on a vieilli Tous nos souvenirs figés Dans un album jauni Vont pas pour nous s'animer Pour redonner la vie À nos pauvres yeux cernés Depuis qu'on a vieilli Et qu'on travaille pour payer Notre petit bout d'paradis On rêve d'être bercé Par d'autres bras meurtris Pour un moment de répit Y'a pas d'berceuse pour adultes Parce qu'on a voulu grandir On avale notre pilule On en a besoin pour dormir Parce qu'on s'est laissé vieillir Y'a pas d'berceuses pour les grands Parce qu'on a tous voulu fuir Ce qui reste en nous d'enfant On n'peut plus s'assoupir Avec ce tendre sourire Parce qu'on s'est laissé vieillir Depuis qu'on a vieilli Et que des corps étrangers Sont venus souiller nos lits Sans jamais y rester ...Un petit bout d'insomnie Qu'on voudrait bien partager Depuis qu'on a vieilli Et que ça nous prend deux souffles Pour éteindre les bougies Y'a ce cri qu'on étouffe Dans le silence de nos nuits Où nos sanglots s'engouffrent Lynda Lemay Index L'oeil MagiqueY'en a qui s'ouvrent et qui s'balancent Y'en a qui grincent, y'en a qui dansent Y'en a qui claquent d'un seul coup de pied là où je pense Lorsque tu sonnes et qu'tu t'annonces Y'en a qui donnent jamais d'réponses Y'en a des fragiles qui décrochent et qui s'défoncent Et puis y'en a des dures de dures (de dures) Tu cognes dedans comme dans un mur Elles sont belles et grandes et métalliques Elles te regardent attendre d'un œil magique Y'en a des vieilles et des coincées Y'en a des petites toutes bien huilées Y'en a sur lesquelles t'as toujours l'oreille collée Y'en a qui s'vérouillent pour toujours Y'en a qu'on force quand on a l'tour Y'en a qu'on prend seulement que comme sortie de secours Y'en a qu'on touche et puis qui craquent Y'en a qu'on lâche, y'en a qu'on plaque Y'en a des transparentes qui donnent de bons spectacles Y'en a qui t'prennent pour un voleur Un Jéhovah, un colporteur Y'en a qui s'laissent toujours avoir par la douceur Y'en a qu'on touche et puis qui craquent Y'en a qu'on lâche, y'en a qu'on plaque Y'en a des transparentes qui donnent de bons spectacles Y'en a souvent qui t'rendent jaloux Dans les petits hôtels à 30 sous Y'en a qui marchent avec n'importe quel passe-partout Des pas barrées, des coulissantes Des réservées aux employés Des complètements absentes et... ...Et des barricadées! Y'en a qu'on touche et puis qui craquent Y'en a qu'on lâche, y'en a qu'on plaque Y'en a des transparentes qui donnent de bons spectacles Et puis y'en a une toute modeste Que t'as pas l'air de remarquer Au 41, 1ère Avenue Ouest Il suffirait qu'tu tournes... sa jolie poignée Lynda Lemay Index C'est VendrediOn passe tu par la discothèque J'viens juste d'avoir mon premier chèque Juste un p'tit coup, juste comme dans l'temps Qu'on en prenait de temps en temps J'en voulais juste un tout p'tit verre J'me contenterais du fond d'ta biere J'en voudrais rien qu'peu pour dire Qu'j'aurais deux minutes de plaisirs J'en voudrais juste une p'tite affaire Juste comme le monde bien ordinaire Si j'te promets qu'j'ferais pas d'histoires Vas-tu m'offirir queq'chose à boire C'est vendredi ce serait pas grave J'ferai pas d'folie, j'suis pas si cave Juste pour le fun, juste une p'tite larme Pour qu'on déconne, pour qu'on ricane J'en voudrais juste parce j'ai l'goût Pis qu''c'est pas juste d'en voir par tout Même dins famille les plus correctes Y on l'droit d'avoir un verre dans l'bec J'peux-tu parler sans qu'tu me regardes Pareil comme si j'étais malade Pareil comme si c'était l'boutte du boutte Que j'te supplie qu'tu verses une goutte J'en voudrais juste le minimum Juste une gorgée, voir si est bonne J'vais te l'montrer que j'suis capable De pas rouler en d'ssous de la table C'est vendredi ce serait pas grave J'ferai pas d'folie, j'suis pas si cave Juste pour le fun, juste une p'tite larme Pour qu'on déconne, pour qu'on ricane J'l'ai connu le désespoire C'pas pour y r'tourner que je veux boire Ce serait niaiseux de m'le défendre Moi si j'veux bien j'vais en reprendre T'es mon ami, faut qu'tu comprennes Qu'passr ma vie sans y r'toucher C'est évident qu'ça me fait trop de peine J'en veux avant d'aller me coucher Lynda Lemay Index Le Plus Fort C'est Mon PèreComment t'as fait, maman Pour savoir que papa Beau temps et mauvais temps Il ne partirait pas Est-ce-que t'en étais sûre Ou si tu savais ça Est-ce-que les déchirures, ça se prévoit Comment t'as fait maman Pour trouver le bon gars Tu l'as connu comment Tu l'as aimé pourquoi Est-ce-qu'il y en avait juste un Dans tout le présent siècle Et y s'trouve que c'est toi qui dors avec Comment t'as pu trouver Un homme qui n'a pas peur Qui promet sans trembler Qui aime de tout son coeur J'le disais y'a pas longtemps Mais pas d'la même manière T'as d'la chance, maman Le plus fort c'est mon père Comment ça s'fait maman Que dans ma vie à moi Avec autant d'amants Avec autant de choix Je n'ai pas encore trouvé Un homme comme lui Capable d'être ami, père et mari Comment t'as fait maman Pour lui ouvrir ton coeur Sans qu'il parte en courrant Avec c'que t'as de meilleur Est-ce-qu'y'a des mots magiques Que t'as dis sans t'rendre compte Explique-moi donc c'qu'y faudrait que j'raconte Comment t'as pu trouver Un homme qui n'a pas peur Qui promet sans trembler Qui aime de tout son coeur J'le disais y'a pas longtemps Mais pas d'la même manière T'as d'la chance, maman Le plus fort c'est mon père Quand j'ai l'air d'les aimer Les hommes changent de regard Si j'ose m'attacher Y'se mettent à m'en vouloir Si je parle d'avenir Y sont déjà loin derrière J'avais raison d'le dire Le plus fort c'est mon père Vas-tu m'dire, maman Comment t'as pu savoir Dès le commencement Qu'c'était pas un trouillard Qu'il allait pas s'enfuir Et qu'il allait tout faire Pour que je puisse dire : Le plus fort c'est mon père Quel effet ça t'a fait Quand tu l'as rencontré Est-ce-que ça paraissait Qu'il allait tant t'aimer Les hommes bien souvent Paraissent extraordinaires Mais dis-toi bien, maman Qu'le plus fort... c'est mon père Lynda Lemay Index On M'a Fait La HaineFallait qu'ça tombe sur moi Fallait qu'ça tombe, il s'trouve que j'étais là Toute seule, toute femme Toute moi, rien que moi Fallait qu'ça blese mon corps Fallait qu'ça laisse des cicatrices au bord Du coeur, de l'âme Et toi, et toi Tu viens me dire que tu m'aimes Tu dis que tu m'aimes quand même Que t'as envie d'me caresser Que je suis belle à regarder... mais Pense-tu qu'il m'a trouvée belle Le gars qui m'a traînée dans la ruelle Qui m'a salie, punie Dis-moi Quand t'as appris à bander Est-ce-qu'on t'a dit que ça pouvait marcher Tout seul, comme ça Pour rien... pour moi! Et tu viens me dire que tu m'aimes Mais est-ce-que tu m'aimerais quand même Si je t'ouvrais jamais ma chambre, hein? Si je t'ouvrais jamais mes jambes...? On m'a fait la haine ; j'peux plus faire l'amour On m'a fait la haine ; pardon, mon amour On m'a fait d'la peine... On m'a fait la haine ; j'peux plus faire l'amour On m'a fait la haine ; pardon, mon amour... C'est un coup dur à prendre Mais c'est dur à comprendre J'ai comme le corps en cendres, j'ai comme Envie d'me pendre, et toi... et toi Tu viens me dire que tu m'aimes Tu viens me dire que tu m'aimes quand même Et je t'écoute me répéter que tu m'aimes Et me redire que tu m'aimes quand même Est-ce-que je pue la haine?... mais tu m'aimes... Pardon mon amour... mais tu m'aimes, mais tu m'aimes quand même Lynda Lemay Index |