L'école Du Micro D'argentAssis en tailleur voilà des heures que je médite Sur ma montagne et je n'arrive pas à faire le vide Je focalise sur le diaphragme, j'augmente mon énergie Réveille la bête qui dans mon âme est tapie Je viens de terminer ma préparation mentale Ils vont goûter à l'incomparable style du Serval Le souffle des 4 vents décuple ma puissance De longs mois de travail ont éxacerbé mes sens J'ai créé un déséquilibre interne volontairement Afin que le côté Yang soit le dominant Les pieds solidements ancrés dans la Terre Je tire les dernières forces de la nature mère nourricière Je mène les troupes au combat pour défaire Les guerriers en contre-plaqué de l'école du micro en bois Notre bannière flotte au dessus de Tsunami Annonçant fièrement la charge du micro d'argent En plein coeur de la bataille Je sème la terreur quand je frappe d'estoc et de taille Je sens l'esprit du félin m'envahir A ce stade seule le sang me procure du plaisir Mes griffes gravent les couloirs de l'Empire Plus grand que celui d'Alexandre dont je suis le défenseur Mon sabre scintille, je médite accrouppi sous les branches d'un saule Pleure, je défends l'honneur de meon école, fils Le troisième oeil scrute le terrain, la tactique A pratiquer, pour balayer l'ennemi, statique Physiquement, les déplacements furtifs De l'essence de mon esprit élabore les bases de ma stratégie Donc je me dresse dans les cliquetis, bardé d'armes J'ai une armée entière sous le charme Prête à mourir, à la gloire de mon étendard J'ai rassemblé la clique des valeureux guerriers barbares Dare-dare j'ai envoyé paître les lettres Pourchassé les traîtres, selon l'enseignement de mes maîtres Sans relâche, je crache des cendres Et poursuivrai les massacres jusqu'à ce que le nom d'AKH soit légende Car le soldat, guerrier alpha, est adroit Et lance l'assaut là, sur lécole du micro en bois La bataille a débuté, tiens ce coup vient D'un expert à la guerre, vaillant praticien des arts martiens Délégué pour mettre un terme à ces horreurs Tel est mon labeur, tu sais de qui je défends l'honneur L'école du micro d'argent L'école du micro d'argent L'école du micro d'argent L'école du micro d'argent L'école du micro d'argent L'école du micro d'argent L'école du micro d'argent L'école du micro d'argent IAM Index DangereuxI AM dangerous, dangerous, dangerous, dangerous I AM dangerous, dangerous, dangerous, dangerous I AM dangerous, dangerous, dangerous, dangerous I AM dangerous, dangerous, dangerous, dangerous Je pose du verbe sur un papier Compose des textes et les scande, oui ma langue est déliée Mon délit est de parler haut Relater ce que mes consorts, n'exprimeront jamais dans un micro Les camps sont marqués, nous sommes simples électeurs Mais rien n'empêche d'apporter plus de terreur dans leurs erreurs Je pensais ne même pas les affleurer, Mais j'ai dû déjanter, quand le juge a voulu me convoquer Ce n'était pas la première fois pour un groupe de rap Que la censure frappe et les citations tapent Va donc, je me suis dit, le texte est cool, y'a pas de hic Faux, j'étais devenu l'ennemi public des Assédic C'était clair, les hauts placés voulaient mon trophée Un mois après ces endophés bloquaient mon dossier Ce que le cinéma se permet, la télé, Les livres, et les magazines pour nous c'est prohibé Incitation à la violence C'est comme si pour chaque meutre on inculpait Jack Palance J'ai des problèmes de communication Les R.G. écoutent toutes mes conversations J'en ai des frissons et ça perturbe ma vie Ma haine grandit chaque fois que Minute écrit A déblatérer des mensonges malsains Demandez à ma mère, si son fils est un assassin Ils déclenchent ma revanche à leurs dépends Si je pouvais vivre loin des serpents Je croyais être un type sympa, un père exemplaire, merveilleux Pour eux, je suis Dangereux I AM dangerous, dangerous, dangerous, dangerous I AM dangerous, dangerous, dangerous, dangerous I AM dangerous, dangerous, dangerous, dangerous I AM dangerous, dangerous, dangerous, dangerous Si on m'avait dit qu'un jour je serais classé, fiché Tout simplement pour avoir exprimé mes idées Abordé des sujets jugés tabous Mis sur papier tout ce qui se passe autour de nous Je pensais vivre dans un pays libre, naïf J'ai compris qu' indésirables sont les esprits non passifs En refusant d'être un mouton, de rentrer dans le troupeau De fermer les yeux et de tourner le dos Au format dans lequel ils tentèrent de me faire entrer Je me suis vu qualifié de rebelle d'une société Hypocrite, où certains ont tant de pouvoir Qu'en toute impunité, ils peuvent cracher sur l'Histoire Ce noir constat m'oblige à prendre des risques A libérer ma pensée, à devenir un journaliste Un fugitif, un dénonciateur, un haut-parleur Trop souvent, placé au centre du collimateur De ceux qui se croient à l'abri de l'oeil avisé Des gens comme moi à l'affût et qui ne laissent rien passer La liberté d'expression vaste plaisanterie L'écart est grand entre ce qui s'entend et ce qui est dit J'énonce des faits bien que ça me coûte Des photos sur des murs, des téléphones sur table d'écoute On me reproche de crier trop fort ce que je pense De mettre un miroir en face des gens, ça, ça les dérange Et si le clan représente la pureté aujourd'hui Même en plein soleil, tous les chats sont gris Je voudrais faire le bien et rien d'autre mais pour eux Je suis un mouton galeux, un mec Dangereux IAM Index Nés Sous La Même ÉtoileLa vie est belle, le destin s'en écarte Personne ne joue avec les mêmes cartes Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu'il dévoile Tant pis, on est pas nés sous la même étoile La vie est belle, le destin s'en écarte Personne ne joue avec les mêmes cartes Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu'il dévoile Tant pis, on est pas nés sous la même étoile Pourquoi fortune et infortune, pourquoi suis-je né Les poches vides, pourquoi les siennes sont elles pleines de tunes Pourquoi j'ai vu mon père en cyclo partir travailler Juste avant le sien en trois pièces gris et BMW La monnaie est une belle femme qui n'épouse pas les pauvres Sinon pourquoi suis-je là, tout seul marié sans dote Pourquoi pour lui c'est crèche et vacances Pour moi c'est stade de foot sans cage, sans filet, sans même une ligne blanche Pourquoi pour lui c'est l'équitation pour moi Les bastons, pour lui la coke, pour moi les flics en faction Je dois me débrouiller pour manger certains soirs Pourquoi lui se gave de saumon sur lit de caviar Certains naissent dans les choux et d'autres dans la merde Pourquoi ça pue autour de moi, quoi, pourquoi tu me cherches? Pourquoi chez lui c'est des noëls ensoleillés Pourquoi chez moi le rêve est évincé par une réalité glacée Et lui a droit à des études poussées Pourquoi j'ai pas assez d'argent pour m'acheter Leurs livres et leurs cahiers, pourquoi j'ai dû stopper les cours Pourquoi lui n'avait pas de frère à nourrir, pourquoi j'ai dealé chaque jour Pourquoi quand moi je plonge, lui passe sa thèse Pourquoi les cages d'acier, les cages dorées agissent à leur aise Son astre brillait plus que le mien sous la grande toile Pourquoi ne suis-je pas né sous la même étoile La vie est belle, le destin s'en écarte Personne ne joue avec les mêmes cartes Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu'il dévoile Tant pis, on est pas nés sous la même étoile La vie est belle, le destin s'en écarte Personne ne joue avec les mêmes cartes Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu'il dévoile Tant pis, on est pas nés sous la même étoile Comme Issa, pourquoi ne suis-je pas né sous la bonne étoile Veillant sur moi? Couloir plein de toiles, crachats Tchatche à deux francs, courbettes des tapettes devant Supporter de grandir dans un franc, c'est trop décevant Simplement en culotte courte Ne pas faire la pelle mécanique plate avec des pots de yaourt C'est pas grave, je n'en veux à personne et si mon heure sonne Je m'en irais comme je suis venu Adolescent incandescant chiant à tour de bras sur le fruit défendu Innocents, témoins des types abbatus dans la rue C'est une enfance? De la pourriture, ouais Je ne draguais pas mais virais des tartes aux petites avec les couettes Pâle de peur devant mon père, ma soeur portait le voile Je revois, à l'école les gosses qui la croisent se poêlent C'est rien Léa, si on était moins scrupuleux Un peu de jeu du feu on serait comme eux Mais j'ai pleuré pour avoir un job, comme un crevard sans boire Les "Je t'aime" à mes parents seul dans mon lit le soir Chacun son boulet, sans ambition la vie c'est trop long Ecrire des poèmes, pisser violent dans un violon Tu te fixes sur un wagon, c'est la locomotive que tu manques C'est pas la couleur, c'est le compte en banque J'exprime mon avis, même si tout le monde s'en fiche Je serais pas comme ça si j'avais vu la vie riche La vie est belle, le destin s'en écarte Personne ne joue avec les mêmes cartes Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu'il dévoile Tant pis, on est pas nés sous la même étoile La vie est belle, le destin s'en écarte Personne ne joue avec les mêmes cartes Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu'il dévoile Tant pis, on est pas nés sous la même étoile IAM Index La Saga( Royal Fam, IAM, Sunz Of Man, Wu Tang Clan ) 'Bout to take it to another chamber from Medina to Marseille... Marseille, Marseille ... ( Prodigal Sunn ) Yo, IAM, SUNZ OF MAN from the ROYAL FAM never ate ham, never gave a damn ( Timbo King ) In the begining there was darkness, then came light I grab the mic to dis' your ass just for spite What ? You can't fuck with the flows I bring Watch the staff I swing It's Timbo King, astonishing, I'm dramatic to the ear Television tells lies to your vision So, beware of the trick-nology set off to fool the mind If you're dumb you're lost, if you're wise you will find That poison is a devil substance made for scratch 'Cause one rotten apple destroys the whole batch you scratch I throw jabs to your jaws so quick You get bashed in the head with a stone face brick We're thick like molasses, deeper than the earth's mantle Royal take over, stampede, trample Those who force kids tell lies to the youth My grand child, my roots run deep is proof what ? ( Akhénaton ) A 17 ans je me suis fait une raison J'étais un petit con, un nerveux, spasmophile Baston et je frappais un coup de pied dans la table Tout volait envenimé par la négativité Tant d'échecs, tant de défaites Ont forgé le mordant, pour encaisser les coups dans ma mentalité Fauché, sans occupation, il n'y a pas pire Je ne possédais rien et je voulais fonder un empire J'ai persisté, dit des trucs vrais et ai été pisté J'ai insisté et le groupe IAM a existé Pour de bon, j'étais sincère J'écris des vers pour mes pairs Et il n'y a qu'eux qui flippent derrière De l'attention, ils se foutaient, donc j'ai roulé pour ma poire Comme le gaz, les intouchables phases de mes phrases J'ai même changé d'avis pour la saga C'est plus je revenais quand tu allais, j'y retournais ( Prodigal Sunn ) Yo, IAM, SUNZ OF MAN from the ROYAL FAM Never ate ham, never gave a damn Never ate ham, never gave a damn Never ate ham, never gave a damn Never ate ham, never gave a damn ( Dreddy Krueger ) I'm blowing niggaz out the frame Now what's my motherfuking name [Dreddy Krueger] I'm playing niggaz like a boy game You can't fuck with the drunk Dreddy Krueger Blaow ! Blaow ! Two slugs from my rugger and I move ya [move ya] I write rhyme when I'm sober Singing when I'm drunk The Buddah Monk got the skunk Yo, I smoke niggaz like kryptonite blunts Dog bitches like soup, fucking up my stew, then yo I step the gates and troop to see my nigga The gza, who had my bulletproof [my bulletproof] Vest for my chest to relieve some of my stress [stress] And I'm safe from my neck to my waist But still I gotta to worry about a nigga catching me in the face And beat the case, just 'cause he had papes [papes] [Get it straight] ( Prodigal Sunn ) Yo, IAM, SUNZ OF MAN from the ROYAL FAM Never ate ham, never gave a damn Never ate ham, never gave a damn Never ate ham, never gave a damn Never ate ham, never gave a damn ( Shurik'n ) La route vers le but fixé est longue et périlleuse Souvent bordée de tavernes aux enseignes lumineuses Et c'est dur de résister à l'invitation De rester posé sur le rail comme un wagon Telle une flèche filer droit sur la cible Ignorer les ragots est la seule solution possible Le temps passe trop vite pour que j'y prête Une attention quelconque, je sais qu'en fait Tout le monde veut la même chose Mais personne ne veut que tu l'obtiennes avant les autres Pourtant, je roule pour moi, fils Tant pis pour les autres si la médisance est leur hobby favori Je suis sorti de cette période néfaste où Tu te prélasses en attendant que tout se fasse J'avance fort de mes expériences passées et je souris En voyant ceux qui s'empressent d'y aller IAM Index Petit FrèrePetit frère n'a qu'un souhait devenir grand C'est pourquoi il s'obstine à jouer les sauvages dès l'âge de 10 ans Devenir adulte, avec les infos comme mentor C'est éclater les tronches de ceux qui ne sont pas d'accord A l'époque où grand frère était gamin On se tapait des délires sur Blanche-Neige et les 7 Nains Maintenant les nains ont giclé Blanche-Neige et tapent Eclatent des types claquent dans Mortal Kombat A 13 ans, il aime déjà l'argent avide Mais ses poches sont arides, alors on fait le caïd Dans les boums, qui sont désormais des soirées, plus de sirop Teisseire Petit frère veut des bières Je ne crois pas que c'était volontaire, mais l'adulte c'est certain Indirectement a montré que faire le mal, c'est bien Demain ses cahiers seront pleins de ratures Petit frère fume des spliffs et casse des voitures Petit frère a déserté les terrains de jeux Il marche à peine et veut des bottes de sept lieues Petit frère veut grandir trop vite Mais il a oublié que rien ne sert de courir, petit frère Petit frère rêve de bagnoles, de fringues, de tunes De réputation de dur, pour tout ça il volerait la lune Il collectionne les méfaits sans se soucier Du mal qu'il fait, tout en demandant du respect Peu lui importe de quoi demain sera fait De donner à certains des raisons de mépriser son cadet Dans sa tête le rayonnement du tube cathodique A étouffé les vibrations des Tam-Tam de l'Afrique Il n'a plus de cartable, il ne saurait quoi en faire Il ne joue plus aux billes, il veut jouer du revolver Petit frère a jeté ses soldats pour devenir un guerrier Et penser au butin qu'il va amasser Petit frère a déserté les terrains de jeux Il marche à peine et veut des bottes de sept lieues Petit frère veut grandir trop vite Mais il a oublié que rien ne sert de courir, petit frère Les journalistes font des modes, la violence à l'école existait déjà De mon temps, les rackets, les bastons, les dégâts Les coups de batte dans les pare-brise des tires des instituteurs Embrouilles à coups de cutter Mais en parler au journal tous les soirs ça devient banal Ca s'imprime dans la rétine comme situation normale Et si petit frère veut faire parler de lui Il réitère ce qu'il a vu avant 8 heures et demie Merde, en 80 c'était des états de faits, mais là Ces journalistes ont faits des états Et je ne crois pas que petit frère soit pire qu'avant Juste surexposé à la pub, aux actes violents Pour les grands, les gosses est le meilleur citron La cible numéro 1, le terrain des produits de consommation Et pour être sûr qu'il s'en procure Petit frère s'assure, flingue à la ceinture On sait ce que tu es quand on voit ce que tu possèdes Petit frère le sait et garde ce fait en tête L'argent lui ouvrirait les portes sur un ciel azur aussi Facilement que ses tournevis ouvrent celle des voitures Le grand standing, c'est tout ce dont il a envie Ca passe mieux quand tu portes Giorgio Armani Soucieux du regard des gens Malgré son jeune âge, petit frère fume pour paraître plus grand Il voudrait prendre l'autoroute de la fortune Et ne se rend pas compte qu'il pourrait y laisser des plumes Il vient à peine de sortir de son oeuf Et déjà petit frère veut être plus gros que le boeuf Petit frère a déserté les terrains de jeux Il marche à peine et veut des bottes de sept lieues Petit frère veut grandir trop vite Mais il a oublié que rien ne sert de courir, petit frère IAM Index Elle Donne Son Corps Avant Son NomOn était assis à la terasse d'un café, relax Deux verres de Perrier sur la table en train de déguster une glace Neuf heures du soir la place était presque pleine Mais pas assez pour ne pas voir arriver le phénomène Méditerranéenne, mixée comme chez nous Basses, aigus à fond, "Wooou" elle envoyait la ganzou Elle est venue s'asseoir à côté de nous Une clope cousine? Quoi, t'as ton mec, nous on est pas jaloux Deux mètres, cent dix kilos, il s'est pointé Illico aussi sec on est retourné à nos Perriers Je suis pas fou, le type était balaise Pas question de s'embrouiller, de se faire plier par Golgoth 13 Mais la gadji reluquait, regard aguicheur Elle essayait quand même de me faire du pied Une vodka, la commande est passée Son mec va au comptoir, elle nous fait glisser un billet "Rendez-vous à dix heures à votre appart', dites moi où c'est Une copine va m'accopagner" Elle se leva, la main crispée sur le papier un clin d'oeil discret La soirée était bien commencée, ouais Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom Je préparais la pièce et les armures de latex Les sticks de "popo", le stand de tir sur le Bultex Et moi à peine arrivé en bas, elles étaient déjà là La pure motivation, mon gars Dans l'ascenseur il ne faisait pas chaud Mais une autre chaleur leur fit déjà sauter les tricots Elles arrivèrent dans la maison en Wonderbras Vision irréelle, fracture nette de l'oeil droit On leur pro posa de boire ou de manger un truc Un cappuccino, deux sucres roux, elles aimaient le luxe Je leur ai dit : "Excusez-moi, prenez le bien certes Vous êtes raffinées mais vous avez l'air de deux filles ouvertes" Dix secondes après c'était la cavalcade Et comme Jackie Chan, on a fait nous-mêmes nos cascades Au matin, ce ne sont que des draps que j'ai sentis Les cacadeuses étaient parties En m'habillant, je palpais mes poches : vides Plus de chèques, plus de cartes, plus de liquide Le plan était simple et sans accroc Si on ratrappe les gazières, on les éclate à coup de marteau On a foncé au centre ville, on a aperçu les filles Pénétrer dans un bar américain Devant la porte, y'avait le type du bar, la baraque On a compris, mais trop tard, que ce mec était leur mac J'ai dû trouver un exutoire pour passer mes nerfs Et un skin a morflé des coups de Black et Decker Traitez les filles avec respect mais attention Prenez garde à celles qui ne donnent pas leur nom Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom J'avais sous estimé son vice de haut niveau Plus de chèques, plus de cartes, plus de liquide J'avais sous estimé son vice de haut niveau Plus de chèques, plus de cartes, plus de liquide J'avais sous estimé son vice de haut niveau Plus de chèques, plus de cartes, plus de liquide J'avais sous estimé son vice de haut niveau Plus de chèques, plus de cartes, plus de liquide J'avais sous estimé son vice de haut niveau Plus de chèques, plus de cartes, plus de liquide Plus de chèques, plus de cartes, plus de liquide IAM Index L'empire Du Côté ObscurLe sombre monarque débarque et étale Son pouvoir, la puissance de l'ombre s'installe Non, ne résiste pas, ne lutte pas Ne te détourne pas de la main tendue vers toi Ou je vais explorer le royaume de tes peurs En devenir le dictateur pour mieux te dominer Là, tu deviens raisonnable, c'est bien Oui tombe sous le charme pour de meilleurs lendemains Pour les rebelles la force est trop forte Je balaye ces petits Ewoks comme le vent balaye les feuilles mortes Les indécis sont avertis, qu'ils se méfient De la seule étoile qui se fond dans la nuit Le bastion des bas-fonds du pays en action L'énergie dégagée génère une telle attraction Que vers lui se tournent enfin tous les regards Pour s'apercevoir que l'espoir émerge du noir Une partie de tout homme la force manipule D'un rien il suffit pour que l'être bascule Que les yeux de l'aveugle s'ouvrent, qu'il contemple Mars de l'obscur côté, le temple N'aies pas peur, ouvre-moi ton coeur, viens vers l'Empereur Sentir la chaleur de l'obscurité pour toi il est l'heure De rejoindre l'armée des guerriers de l'ombre Ne vois-tu pas ton côté clair qui succombe C'est ta destiné, pourquoi vouloir lui résister Sans peine je ferais sauter les verrous de ta volonté Sois l'hôte dans la noirceur la plus pure de l'Empereur Et arbore les couleurs du côté obscur Obscure, la force est noire, noire Comme le château où flotte l'étendard, notre drapeau Sois sûr que sous les feux, la vérité est masquée Viens, bascule de l'autre côté Obscure, la force est noire, noire Comme le château où flotte l'étendard, notre drapeau Sois sûr que sous les feux, la vérité est masquée Viens, bascule de l'autre côté Je suis le fils de Jaffar, le sale rejeton de Dark Vador Le grand Cador, du maniement du mic, j'adore Adapter ma technique à la manière du caméléon Sans pitié pour matter la rebellion Millénaire, salive empoisonnée langue amère Un Pilot V5 en tant que sabre laser Quoi, ma conscience comme seule médaille Je traque et j'étripe sans remords tous les chevaliers Jedi La haine monte en toi, je le sais parfaitement Je vois ta main droite gantée de noir C'est sans espoir, la mutation s'amorce Ta nature que tu obtures, le côté obscur de la force Viens vers moi, passe le pont de part en part Rejoindre ma demeure dans la lune noire Mars est l'empire, je lance mes troupes à terre Pour éradiquer ce niais de Jean-Claude Gaudin Skywalker Petit présomptueux ne vois tu pas le nombre Déployé? L'armée des ombres, tu seras éliminé Au nom des forces mythiques qui habitent là Dans mon cerveau, je ne donne pas chère de ta peau Le souffle de la force est en moi Le microphone crépite, crache des tas de flammes sur les "en bois" Le fils de Dieu tremble Mais lutte avec ses armes, renverse les crédos qui lui semblent Erronés, brisent les traîtres de la tête au péroné Par la peur l'ennemi reste sclérosé Longue vie au règne de la nuit D'une théorie qui renverse les croyances établies "Luke, aide-moi", idiote il est trop tard Tu appartiens au sinistre sombre seigneur vêtu de noir Casque, souffle rauque sous une armure Du soldat le plus dur de l'empire du côté obscur Obscure, la force est noire, noire Comme le château où flotte l'étendard, notre drapeau Sois sûr que sous les feux, la vérité est masquée Viens, bascule de l'autre côté Obscure, la force est noire, noire Comme le château où flotte l'étendard, notre drapeau Sois sûr que sous les feux, la vérité est masquée Viens, bascule de l'autre côté IAM Index RegardeDire qu'il a eu un père, une mère peut-être qui l'ont aimé La gaité doit un jour céder Pour certaines personnes, la vie est un échec Mais c'est juste une page dans le carnet de bord d'un sale métèque Il ne nous en veut même pas, flippe pas Devant le feu de ces regards qu'il croise et ne l'aiment pas Je pense quand j'embrasse mon fils Que lui réserve l'avenir, j'angoisse, reviens à la réalité, esquisse Un mouvement de la main, c'est dément Il est allongé là et tous les gens passent indifférents Regarde un peu autour, ils meurent de faim, les fous Veulent garder leurs privilèges et crèvent plein de pez jusqu'au cou Mon dieu, quels faits sinistres Le dernier des clochards contre le premier des ministres Relax chez eux, entre un bridge, deux boniches et leur bobtail Je lâche cette bombe et qu'elle pète dans leurs cocktails Au royaume animal, le lion est roi, l'homme devient fou Combien d'âmes tombées sous ses coups La terre est seul témoin de ces crimes ici bas C'est chacun pour soi, regarde Angela, regarde Au royaume animal, le lion est roi, l'homme devient fou Combien d'âmes tombées sous ses coups La terre est seul témoin de ces crimes ici bas C'est chacun pour soi, regarde Angela, regarde J'aurais aimé être beaucoup de choses Mais il n'en est rien, je ne suis qu'un homme diseur de prose Et je ne suis pas à l'abri pour autant Vu que mes semblables tirent sur leurs frères à tout bout de champ Un pauvre mec pour une place de parking Se prend deux balles et laisse derrière lui deux orphelines Anodine l'histoire se répète chaque jour Quand un tireur prend des gens pour cible du haut de sa cour Et tout ceci dont se délecte le masse Est envoyé par la télé qui sans cesse ressasse Ces histoires de crime à grand renforts de gros plans Aux heures du repas, des peuples entiers dans des bains de sang J'en ai marre de voir tomber des minots Je voudrais savoir quand est-ce qu'on va rire pendant les infos Tu vois, tout a évolué sauf nous L'époque des jeux de Rome n'est pas si loin après tout Au royaume animal, le lion est roi, l'homme devient fou Combien d'âmes tombées sous ses coups La terre est seul témoin de ces crimes ici bas C'est chacun pour soi, regarde Angela, regarde Au royaume animal, le lion est roi, l'homme devient fou Combien d'âmes tombées sous ses coups La terre est seul témoin de ces crimes ici bas C'est chacun pour soi, regarde Angela, regarde Il y eut, paraît-il un paradis ici Il n'en reste rien, c'est dans les livres qu'il survit Voilà pourquoi l'argent tout le temps Fait le pouvoir souvent conféré à des incompétents Il y eut la peste, le sida frappe très fort Mais la connerie humaine a toujours battu tous les records On gaspille des millions au nom du progrès Mais restera-t-il encore quelqu'un sur terre pour en profiter? L'alibi des batailles, les conflits d'intérêt, les fanatiques braillent Les démoniaques raillent, l'homme n'est pas de taille La partie est trop forte, pour un inconscient de la sorte Le gardien des cieux leur claque la porte Sur l'arche de Noé, nous sommes les seuls animaux car on peut tuer Gratuitement, non pas pour survivre et je suis inquiet Pour les lendemains Angéla, ma soeur L'homme crache sur les oeuvres de son créateur Au royaume animal, le lion est roi, l'homme devient fou Combien d'âmes tombées sous ses coups La terre est seul témoin de ces crimes ici bas C'est chacun pour soi, regarde Angela, regarde Au royaume animal, le lion est roi, l'homme devient fou Combien d'âmes tombées sous ses coups La terre est seul témoin de ces crimes ici bas C'est chacun pour soi, regarde Angela, regarde IAM Index L'enferS'ouvre la porte du deuxième couplet Dimension Côté Obscur Force de l'énergie pure Les voix de la souffrance durent Arim original marque déposée assure mon revenu Je met mon cerveau à l'épreuve et nous sommes entendus Je parle d'homme à verbalistique flotte dans l'air du temps Réfléchir avant d'écrire, le principal élément Ca paraît si simple à faire, pourtant mon écoute est claire A part quelques groupes qui carburent nous kiffons peu les concerts L'Enfer, quelle est leur motivation première ? Est-ce qu'ils désirent attaquer ? est-ce la crème ? les billets verts ? J'opère dans les bas fonds, certains du dernier bastion Mes vers pour le double H expression de l'opinion Une partie de la jeunesse n'a presque rien Ou si peu, quand tu retournes tes poches la poussière te pique les yeux C'est clair, l'avenir ne nous réserve rien de bon Vivant au jour le jour pour nous c'est la même de toute façon Nous sommes toujours à l'heure, vivement le troisième round Listé Cut tout droit de l'original underground L'enfer, quelle est leur motivation première ? L'enfer est sur Terre, le blanc le noir ne sont pas roses Faut-il encore que le sang coule ? Ces mots reviennent sans cesse, mais nos problèmes demeurent L'enfer, quelle est leur motivation première ? L'enfer est sur Terre, le blanc le noir ne sont pas roses Faut-il encore que le sang coule ? Ces mots reviennent sans cesse, mais nos problèmes demeurent Les coups partent de tous bords, mais quand c'est que des claques, ça va Ce soir baston à mains nues pas de gros dégâts Les gars sortent pour jouer des quintaux Dégainent des pointeaux, frappent, lacèrent, ciao crève, à bientôt Personne ne bouge, il demeurent sur leurs gardes Tendus, au cas où un gadjo les regarde de travers C'est l'enfer, cycle amer, trop pervers 2,3 coups par derrière, embrouille? Pow! Revolver Pour le plaisir, mais le plaisir, n'est-il pas de rire? Un bon délire avec son équipe, ça fait frémir J'ai besoin d'un break, cette fois-ci c'est clair Quel est leur but, leur guerre, leur motivation première? D'ailleurs, mes moeurs s'assortent pas avec ces railleurs Assis en tailleur, je suis bien meilleur, un vrai seigneur La violence m'éxaspère, ces types me sont antipathiques Surtout quand elle est gratuite Un homme est un homme avec ou sans le chrome Se battre pour la réputation, c'est se battre contre des fantômes Sûr. Frère, tes agissements sont terre-à-terre Faire parler les poings à chaque sortie, sans arrêt, c'est L'enfer, quelle est leur motivation première ? L'enfer est sur Terre, le blanc le noir ne sont pas roses Faut-il encore que le sang coule ? Ces mots reviennent sans cesse, mais nos problèmes demeurent L'enfer, quelle est leur motivation première ? L'enfer est sur Terre, le blanc le noir ne sont pas roses Faut-il encore que le sang coule ? Ces mots reviennent sans cesse, mais nos problèmes demeurent Beuf' dans la place alias l'Impertinent Marche ou crève y'a pas de trève et ça continue Le film de la vie, là où l'acteur est un inconnu Un type qui passe efface il a 5 gosses innocents Une justice qui glisse comme le vice sur nos enfants Plantant d'autres enfants prenant du bon temps Distancé, jamais à cours d'ici gars j'entends Des sirènes, pas celles de la Seine La police, coulisses du vice, délices du délit Du préjudice, des gars qui courent des complices Fils des cons tout cours qui font tout pour qu'ici la vie ici se soit Chacun pour soi et Dieu pour tous Rachi, pourquoi tu tousses ? C'est toi qui pousse Mes frères à bout j'arrive à la rescousse Pousse-toi de là, je fais mes affaires c'est dur à faire Par là et j'parle à mes scarla Ce que j'ai à faire sur la Terre frère c'est la guerre aux stéréotypes J'flaire pas, mon but c'est de pas rester terre-par Je fais ce que je peux avec ce que j'ai Donc de plus en plus je rate des bus Mais pas ma vie quand je donne mon avis J'modère mes envies et j'avise toujours en quête de réalité Comme E A S T là et tes paires L'enfer, quelle est leur motivation première ? L'enfer est sur Terre, le blanc le noir ne sont pas roses Faut-il encore que le sang coule ? Ces mots reviennent sans cesse, mais nos problèmes demeurent L'enfer, quelle est leur motivation première ? L'enfer est sur Terre, le blanc le noir ne sont pas roses Faut-il encore que le sang coule ? Ces mots reviennent sans cesse, mais nos problèmes demeurent Il est déjà à la fenêtre quand le réveil sonne Il regarde la cour mais il n'y a encore personne Pourtant dans quelques heures, le silence ne règnera plus Beaucoup de jeunes y viendront passer une journée de plus Vaincus par l'oisiveté ou las d'aller pointer Pour rien ceratins iront dealer Devant les plus jeunes émerveillés par tant de billets Le genre de gâteaux qu'ils se languissent de goûter Déjà résignés à suivre le chemin qui leur est tracé Ils ne pensent même pas à lutter La vie est un film où tout le monde a un rôle à jouer Le problème, c'est qu'il y a trop de séries B Trop de seconds rôles croulant sous le poids du premier Trop de modèles sur lequel ils vont calquer De leur démarche jusqu'à leur manière d'être Ainsi ils ont l'impression d'ouvrir une fenêtre Quelle est leur motivation première, je n'en sais rien Peut-être aiment-ils vivre le purgatoire au quotidien D'un regard extérieur, il se dit, c'est pas de leur faute Cette fois il a raison, l'enfer, c'est les autres IAM Index Quand Tu Allais, On RevenaitCrois-tu innover les techniques de kata? L'école de Mars sur l'époque est avancée Tire parti des gestes que tu calquas Sur nos pensées; quand tu allais on revenait Je siège à la table des chavaliers de la basse ronde Noble confrérie de la rime profonde Où chaque guerrier a sa spécificité Chaque phrase est disséquée, soigneusement étudiée Notre histoire remonte loin, très loin Mais j'appose là un addenda aux dires des historiens C'est vrai que Shaolin fut envahi par les Mandchous Aidés par des traîtres, ils y entrèrent et brulèrent tout Ils ont dit aussi et la faute se profile Que cinq moines s'échappèrent, faux, on était six Et je dévoile à présent la technique ancestrale Dix ans de pratique ont fait de moin un virtuose verbal Renonce à affronter le Gambit, c'est l'échec Hong-Kong Fu-Fu de Mars va éclater tes genélecs, mec Le combat serait trop déséquilibré Car Mars Je représente, la ville et mon quartier Crois-tu innover les techniques de kata? L'école de Mars sur l'époque est avancée Tire parti des gestes que tu calquas Sur nos pensées; quand tu allais on revenait Leurs voix s'élèvent, je les entends, ils veulent me couler Je monte la garde, pour décocher les youkoulélés Chtbaou, jambes éclairs, kata en l'air Je viens venger l'honneur du neveu de la soeur de mon père C'est-à-dire moi, un disciple du temple du henan Hold-up mental, ils m'ont tous pris pour un âne Mais j'étais caché, tapis dans l'ombre rampait comme un puma Qui a flashé sa proie qui n'assassine que pour mâcher Attaque au premier son du gong, je cogne trop sec en tong Méfie-toi du pied de Chill Chang Chong Ciao, ma technique c'est Apocalypse Now Bombardement vocal, verbal viet vodao Je pratiquais alors que tu n'étais qu'un enfant Soit, tu as vu des choses, je les ai vues 2000 ans avant J'explique, j'avais cent textes sous le chapeau Tu swinguais tes parties sur des airs de Chapi-Chapo Je serais large si encore si tu te la fermais Mais laisse moi te dire quand tu allais, on revenait Crois-tu innover les techniques de kata? L'école de Mars sur l'époque est avancée Tire parti des gestes que tu calquas Sur nos pensées; quand tu allais on revenait Comme à la guerre dans l'Illiade, nous déployons des myriades Infestons tes enceintes au nom de la Triade Iota alpha mu, tes phrases ont méchant goût de déjà vu Veux tu croiser le fer avec des moines callus? La fuite, ta seule issue quand mes idées s'alignent Pour une vision mystique, digne de Shaolin Le big boss, fonde Opération Dragon sur ton sort Et j'adore ce jeu, parce que c'est le jeu de ta mort Bruce L.A.I. as-tu le charisme pour être moine? Ne te plains pas, ne geins pas, on a tous eu de l'avoine Au repas, mais t'étais dans ta chaumière dans la plaine Quand j'étais dans la montagne pour travailler mes kuens Milieu du Tao "ouassa" dans le pao N'essaies toujours pas de lutter où tu tombes K.O. Je prône les vertus du profil bas l'eau qui dort fait plus de dégâts Qu'un chien qui aboie mais ne mord pas Le 426 atteint la plénitude Mais j'ai la fureur de vaincre, perdre n'est pas dans mes habitudes Je m'entraîne chaque jour sans baisser d'un ton Car la perfection n'est approchable que par la répétition Détenteur d'une technique vieille de mille ans Je défend l'honneur de l'école du micro d'argent Expert du style de l'homme ivre, je me saoule de musique Avant de sauter de collines en collines Et si l'envie de voler mon mic te prend N'oublie pas Jachen Chen est plus solide que les dents Tu peux retourner t'entraîner, t'es loin d'être prêt Quand tu allais, on revenait Crois-tu innover les techniques de kata? L'école de Mars sur l'époque est avancée Tire parti des gestes que tu calquas Sur nos pensées; quand tu allais on revenait IAM Index Chez Le MacCa s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Les rues sales du centre ville de Mars est mon turf Mac aussi puissant que ce putain d'argent sur le surf J'ai tout pris en main et condés se tatent Pas de racket, je suis libre des vapeurs d'eau écarlate Et des tubes de colle, à coups de latte Les consonnes, les voyelles, sont toutes à quatre pattes Proxénète linguistique pur Style manteau en fourrure Et ma vie, a pris une autre tournure Je ne sais pas où cela me mène Mais même ceux qui m'aiment me décrivent comme étant un schizophrène J'ai mis les mots au tapin pour la sensation Au trottoir les syllabes, prostitué la diction Les lettres travaillent pour moi Le dico est mon territoire, un pays dont je veux être le roi J'ai traité des phrases comme de vraies dames Tiré les plus belles pour les mettre en vitrine comme à Amsterdam Si tu veux la qualité normale, tu payes cash Ca arrache, à consommer avec un tchoc de hash J'ai des potes dans la profession, c'est pas la mode Mais pourquoi croies-tu que DRS s'appelle Mr Claude Petit parade avec tes illusions de Benz T'es une merde sur le marché parce que tes phrases sont renze C'est dommage, t'es guetté par le chômage Mon organisation est trop en place et bien trop sauvage Ma famille vient de ce quartier, qui faisait peur à Hitler Où la French est née pour niquer la terre entière Je me souviens encore mais pourtant je devais être petit Scarface n'est pas un rêve, il a existé ici L'Italiano prend la relève vingt ans après C'est tout un autre monde, c'est tout un autre marché Je suis discret, distant, dispo, prêt à disparaître Mon discours éternel, seul un rêve peut renaître Un jour, sous une forme nouvelle D'un novice, 26 lettres, 100 000 mots à son service N'est pas mac qui veut Mais je croise des concurrents sérieux Alors je redouble de travail et serre le jeu Si tu veux la bombe, tu raques Ronald Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Le petit noir à tête rasée réapparait Moi non plus j'ai pas changé, toujours prêt à dégainer Mon micro branché sur une table envoie le morceau Vérifie la console, qu'elle fasse bien son boulot Ouais, c'est comme ça avec le mic et les samplers Au doigt et à l'oeil, alors qui c'est l'empereur La MPC travaille pour moi très dur Et au moindre bug, je la colle au mur, c'est sûr La dernière mélodie que j'ai recrutée S'est prise deux gifles quand elle a refusé de se faire trunkaté En fait, je suis le seul boss du matos Tous les câbles qui font les macs tombent vite sur un os Tout le monde y a droit, qu'est-ce que tu crois Les lettres, elles aussi, taffent pour moi 26 mètres, chacun sa chacune Deux claques sur les fesses et vite par ici la thune C'est comme ça que dans mon job ça se passe J'ai beaucoup d'employés et je ne paie rien à l'Urssaf Et je n'ai pas eu depuis longtemps à sévir Elles ont réalisé que leur plaisir est de me servir Si elles le font bien, je les place dans mes phrases Promotion sociale pour elle, pour moi plus de liasses Mais le fin du fin, c'est le couplet quand elles y sont arrivées C'est qu'elles sont classées top dans mon carnet Celles qui attendent de moi un geste en retour Ont beaucoup d'espoir, d'ailleurs elles courent toujours Je table sur la qualité, pas la quantité D'un service organisé, créé pour vous faire planer On y trouve des plates, des croisées, des embrassées Choisissez, chacune d'elle a sa spécialité J'ai dû transpiré dur pour y arriver Mais ça sert d'avoir de la famille bien placée dans le métier Le prox de l'apostrophe, le Jules de la virgule J'aurais dû faire du foot, j'ai toujours eu le sens des putes Surtout ne viens pas taper à ma porte sans des Deutschmarks Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac Ca s'passe comme ça chez le mac IAM Index Un Bon Son Brut Pour Les TruandsJe descend de ma montagne à cheval sorti de ma Retraite en moine Yamabuchi je déballe Mon baluchon à froid dans la plus pure tradition Ma maîtrise est totale tel un ninja en action L'inné et l'acquis se confondent Les mecs m'observent, je crée dans leurs têtes une Confusion profonde sonde mon esprit tu perdras le tien Réveille pas le dragon, la bête est plus affamée qu'une meute de chiens Nourri aux grosses caisses au clap, faut que ça frappe Pas de mélodies pourraves, ou c'est le massacre Ombres furtives tranchent la nuit comme des shurik'n Mon bokken brille le style de la mouette s'abat sur sa proie Maître Kano du stylo Li Po ivre de Tao Drunken style paou un de plus dans la pao Calligraphié ce texte est dédié au rataclan Un bon son brut pour les truands Ne lâche pas le mic, il est gluant IAM casse la baraque avec des lyrics tonitruands Attaque avec gras de chacal puant Un bon son brut pour les truands Ne lâche pas le mic, il est gluant IAM casse la baraque avec des lyrics tonitruands Attaque avec gras de chacal puant Un bon son brut pour les truands Celui qui nique ma zic, votre shit, les sales flics Chez nous se prennent des coups de Predator Kick's Fixe ou je te mystifie comme un twix, aussi sauvage que les Knicks Le manimal revient avec sa clique, toujours les mêmes Les six guerriers d'apocalypse, regarde à l'horizon c'est notre bannière Qui se hisse, IAM je le suis et je le reste un casse-tête Mise sur moi garçon, ceux qui renient mon son finiront Par se prendre à coups de tête sur les murs La nature des éléments me pousse aux trousses des ordures L'impur devient pur en maîtrisant l'écriture Sur tes mix tape un blason gravé Côté Obscur dedans Un bon son brut pour les truands A présent mature, ma vie se base sur des mélodies Les ratures sur mes pages m'ont forgé mon esprit conscient Que ma vocation va servir à l'expression de mon école, fils Celle du micro d'argent Mon subconscient me guide,l'infini pouvoir limpide Regarde ce que peut faire un bon Quand tu joues les truands Ecoute le dernier Freeman du clan des 108 dragons Ne lâche pas le mic, il est gluant IAM casse la baraque avec des lyrics tonitruands Attaque avec gras de chacal puant Un bon son brut pour les truands Ne lâche pas le mic, il est gluant IAM casse la baraque avec des lyrics tonitruands Attaque avec gras de chacal puant Un bon son brut pour les truands Hola, amigo, je rapplique avec un pack de saligots Et plein de mecs pourris, niquer le bénéfice aux gringos Un bon son brut, lâche ta zic, elle est renza Cerveza dans la pogne, reconnais c'est moi Sentenza J'espère que t'es rapide, kid, ou ton beat est un bide Un flop, si tu viens me tuer, ne raconte pas ta vie Mec, car je me méfie de tout et ne sous-estime rien Même le pire des pouilleux a un ange gardien Attablé, ma bouche pleine coule un plat de fazoules Empoche 2,3 boules, exécute les contrats sur des pezoules Les vauriens apprécient ce son, c'est pas pour rien C'est comme Pal commecialisé rien que pour les chiens 100% fayot fait abstraction des ragots Blondin ne meurs pas, lache ta planque où tu caches le magot Cowboy en ballerine, ne pète pas au royaume des puants Ce beat est désigné que pour les crapules au front suant Ne lâche pas le mic, il est gluant IAM casse la baraque avec des lyrics tonitruands Attaque avec gras de chacal puant Un bon son brut pour les truands Ne lâche pas le mic, il est gluant IAM casse la baraque avec des lyrics tonitruands Attaque avec gras de chacal puant Un bon son brut pour les truands IAM Index Bouger La TêteJe plonge dans mes souvenirs pour voir mon devenir Sors dans l'année d'où tant de choses allaient partir Je rentrais de l'école un soir, dégoûté En pensant à tous les devoirs qui m'attendaient J'entre et je tombe sur la télé, qu'est-ce que c'est Que ces mecs qui tournent sur la main et font des roulés-boulés Pour moi, c'était nouveau pourtant c'est sûr Mes deux pieds et ma tête battaient déjà la mesure On dit que tout se joue sur un coup de dés Mais c'est sur un coup de grosse caisse que mon destin s'est tracé Collé au rythme, j'ai oublié mes livres D'école, avec la danse c'était incompatible J'étais voué à faire de la musique Condamné à placer le son au-delà d'une rhétorique Ainsi, j'ai envers lui une éternelle dette Dont je m'acquitte à chaque fois que je fais bouger les têtes Envoie donc le rythme que je swingue les gadjis gadjos Check 1,2 pour le microphone Place au MC qui torchait les partys au tempo des profiles Kamikasé verbal, wildstyle 2 pour la basse, 1 pour les aigus, putain je suis le vrai Gus Si ce style est en apéritif, je suis Monsieur Plus Bastonne mon son sur les ondes le matin Pimpant, j'injecte un funky clap dans vos tympans Lyriciste grimpant, les compétiteurs saignent Car j'absorbe plus de trucs que la sphaigne daigne Ecouter, l'oscillateur de tête, le boss, le pivot Chill est le Suprême, poto, y'a pas de rivaux Réfractaires au son de Mars et que ce flot de rimes brime Flippez mais dites pourquoi vos bobines dodelinent C'est intrinsèque, mais le sec en baskets et casquette N'a pas d'équivalent pour faire bouger la tête Depuis les Flash Breakers, l'eau a coulé sous les ponts Tout a changé sauf le volume de mon walkman, à fond Pourtant je regrette parfois Ces entraînements interminables où l'on créait de nouveaux pas Aujourd'hui on recherche des échantillons Chaque fois meilleurs, mais toujours pour les mêmes raisons C'est comme ça que je m'éclate Faire bouger la tête des mecs sur un swing soul qui claque Wou! terrible, c'est ça, enchaine Une basse bien grasse mon sang bout dans mes veines Le coeur est un métronome L'homme ne peut que s'incliner quand le hip-hop impose son dogme Pour ceux qui avec moi usèrent leurs survêtements Et ceux qui nous ont supportés jusqu'à présent Je me dois de tenir mon poste, j'ai envers eux une dette Dont je m'acquitte quand je fais bouger leurs têtes Les sons qui me portent sont brutaux, je l'ai dit plus tôt Je transmute la nature de l'être humain en culbuto Frappe comme une batte, nommé Batman constate Que le frère Chill flippe sur le mic comme un acrobate Le grand pope du côté obscur Méthodique, trempé dans le rap jusqu'à l'os, cure Le mal par la malice, le swing mon Graal, mon calice Au pays de Marseille, ça file, fils on t'appelle Alice Indépendante, la tête elle s'agite, brise un aspect statique Chute vers le bas comme une blague tragique Sous les basses vibre la toiture Et les types sont des bandes de clebs sur la plage arrière des voitures Le sens et la technique sont hardcore L'essntiel est là comme une compilation de chanteur mort Mixette, DAT, cassette Microphone check, tout est prêt pour agiter la fête IAM Index Un Cri Court Dans La NuitIl est assis au fond du métro, où personne regarde Silence pesant, trois mecs montent, visages menaçants "Allez, tombe la veste, on est accroc d'elle" Mais lui supplie, commence à pleurer, son père lui a offert à Noël Elle change de main, il a beau dire que ses parents n'ont pas un sou Au fond, tout le monde s'en fout Les trois types, les gens autour, gratuitement, la lame est soudaine L'Opinel pénètre, 10 centimètres dans l'abdomen Ca fait déjà un an, il aurait 16 ans Son père ne s'en est jamais vraiment remis Lorsqu'il entre dans sa chambre, rien n'a changé, les jouets Les livres, cependant les murs sont tristes, pourquoi vivre Si tuer c'est facile? On veut tourner le couteau Quand tout s'écroule d'un coup au fond d'un métro; il gît là Les flics enquêtent, bouffent des sandwiches, même sourient Racontent leur vie, ils parlent même pas de lui Il a du mal à s'imaginer, jadis son enfant innocent En une seconde, pour 400 francs, mourrant dans une flaque de sang Une flaque de pleurs, une vague de peur, la bague du bonheur Fruit de l'amour, fauché par le tranchant d'une dague de malheur C'était pas l'heure de partir, il ne lui avait pas tout dit Tant pis, ce sera au Paradis Et des remords la racine, s'élève un arbre Et de l'arbre pousse des fleurs délicates qui viennent caresser le marbre Encore un tombe à fleurir Un ange part dans un dernier soupir Un fait divers dans une ruelle Un cri court, personne n'entends l'appel Encore un tombe à fleurir Un ange part dans un dernier soupir Un fait divers dans une ruelle Un cri court, personne n'entends l'appel Rue sombre, éclairée au néon, deux heures déjà Qu'elle fait les cents pas et dans le sac toujours pas un rond Trottoirs glauques, bars sales, bagarres d'ivrognes Les talons frappent le goudron, au feu rouge un mec klaxonne Elle en a marre de ces tarés qui passent, repassent, la condamnent Blessent son âme et dix mètres plus loin se marrent Ca marche pas bien aujourd'hui, les mecs n'ont pas envie A cause de la pluie où la vie, le sexe perd face au souci Un manteau, un parapluie, l'enfer en costume gris Se rapproche, son regard fuit, elle dit son prix, c'est parti S'ouvre la porte, couloir vers le purgatoire, pour elle l'histoire Se répète tel un train fantôme des foires de sa rue au glissement des bars noirs Miroir, dis-lui qui est la plus belle Ne laisse pas croire seule le soir, que les fées se foutent d'elle Belle au bois dormant pour un matelas sans ressort Ancrée à son sort comme un bateau usé, jamais ne sort du port Blanche-Neige a croqué le fruit amer sans amertume Pour eux, elle n'est qu'un pute, pour son fils elle reste une mère Une peau d'âne princesse le jour esclave la nuit Mais les escarpins sont maudits, ils ramènent Cendrillon vers son taudis Les murs témoins de l'étreinte plus brève que tendre Capturent son regard rêveur, seul remède contre la démence Sorti par la fenêtre un cri sans bruit hante les rues sans vie Sorti par la fenêtre un cri court dans la nuit Encore un tombe à fleurir Un ange part dans un dernier soupir Un fait divers dans une ruelle Un cri court, personne n'entends l'appel Encore un tombe à fleurir Un ange part dans un dernier soupir Un fait divers dans une ruelle Un cri court, personne n'entends l'appel IAM Index Libère Mon ImaginationLe tempo libère mon imagination Me rappelle que ma musique est née dans un champ de coton Les cinq sens bien affûtés, je suis prêt La musique fait son entrée dans ma tête, je me laisse guider Je me retrouve dans un endroit où tout est blanc Est-ce le Paradis? Pourtant une odeur de sang Flotte juste au-dessus du charley ouvert Qui guide ma plume et mon esprit dans ces quelques vers Pour chaque mot gravé, une goutte de sueur De ceux qui sont tombés dans ces champs de malheur Leur vie ne tenait qu'à une chaîne Mais leurs âmes libres planent aujourd'hui dans les plaines Ils ont passé leur vie entre la mort et l'amour Ma couleur de peau me le rappelle tous les jours à chaque fois que Le tempo libère mon imagination Me rappelle que ma musique est née dans un champ de coton L'île de Gorée, à l'origine de ma plume De mon rythme résonnent des plaintes sinistres Qu'on entend dans nos versets, dans ces compositions exercées Sortent de la bouche d'un sage aux narines percées Qui ramassait dans sa vallée Des poussières du ciel, destin bouleversé Dans les cales d'un négrier, corde au cou L'odeur de mort, ces percus sont la mémoire d'alors Et chaque coup de grosse caisse blesse dans le cerveau La caisse claire rappelle ce fouet qui lacère la peau Le charlet, ces souffles de passivité Chaque mot dans mes pensées pour un esclave assassiné L'échantillon sans cesse revient Fait de nous des victimes du quotidien Combien de gens connaissent déjà leur avenir Travailler dur pour à peine gagner de quoi survivre Pour que l'esprit s'apaise, il est nourri de liberté fictive Nous voilà esclaves sans chaînes Mais ils sont bien loin les champs de coton Aujourd'hui sans contraintes, on trime dans les champs de béton Le conditionnement est si parfait, tellement accepté Que certains attendent qu'on leur dise de penser Le précieux héritage serait-il à jamais perdu? Est-ce qu'il n' a que dans ma tête que les chants continuent? Le tempo libère mon imagination Me rappelle que ma musique est née dans un champ de coton J'ai une certitude L'évaporation des lettres libère du joug, de la servitude Et si aujourd'hui beaucoup en font usage C'est pour briser les chaînes des nouvelles formes d'esclavage En vogue dans nos sociétés à l'Ouest rien de nouveau Les clés sont des mots Sinon pourquoi les nazis auraient-ils fait des autodafés A Toulon, les livres se vendraient en toute liberté Mais nos textes par voie hertzienne prennent le chemin des airs Nos voix ne seront pas prisonnières Parti pris pour la musique, cette atmosphère unique Casse les lois de l'asservissement psychique Le tempo libère mon imagination Me rappelle que ma musique est née dans un champ de coton IAM Index Demain, C'est LoinL'encre coule, le sang se répand Absorbe l'émotion, sac d'image dans ma mémoire Je parle de ce que mes proches vivent et de ce que Je vois Des mecs coulés par le désespoir qui partent à la dérive Des mecs qui pour 20.000 de shit se déchirent Je parle du quotidien, écoute bien mes phrases font pas rire Rire, sourire, certains l'ont perdu je pense à Momo Qui m'a dit à plus jamais, je ne l'ai revu Tenter le diable pour sortir de la galère, t'as gagné frère Mais c'est toujours la misère pour ce qui pousse derrière Pousse pousser au milieu d'un champs de béton Grandir dans un parking et voir les grands faire rentrer les ronds La pauvreté, ça fait gamberger en deux temps trois mouvements On coupe, on compresse, on découpe, on emballe, on vend A tour de bras, on fait rentrer l'argent du crack Ouais, c'est ça la vie, et parle pas de RMI ici ici ici Ici, le rêve des jeunes c'est la Golf GTI, survet' Tachini Tomber les femmes à l'aise comme many Sur Scarface, je suis comme tout le monde je délire bien Dieu merci, j'ai grandis, je suis plus malin, lui il crève à la fin La fin, la faim, la faim justifie les moyens, 4, 5 coups malsains Et on tient jusqu'à demain, après on verra bien On marche dans l'ombre du malin du soir au matin Tapis dans un coin, couteau à la main, bandit de grand chemin Chemin, chemin, y'en a pas deux pour être un dieu Frapper comme une enclume, pas tomber les yeux, I'envieux en veut Une route pour y entrer deux pour s'en sortir, 3/4 cuir Réussir, s'évanouir, devenir un souvenir Souvenir être si jeune, avoir plein le répertoire Des gars rayés de la carte qu'on efface comme un tableau tchpaou! c'est le noir Croire en qui, en quoi, les mecs sont tous des mirroirs Vont dans le même sens, veulent s'en mettre plein les tirroirs Tirroir, on y passe notre vie, on y fini avant de connaître l'enfer Sur terre, on construit son paradis Fiction, désillusion trop forte, sors le chichon La réalité tape trop dur, besoin d'évasion Evasion, évasion, effort d'imagination, ici tout est gris Les murs, les esprits, les rats la nuit On veut s'échapper de la prison, une aiguille passe, on passe à l'action Fausse diversion, un jour tu pètes les plombs Les plombs, certains chanceux en ont dans la cervelle D'autres se les envoient pour une poigne de biftons, guerre fraternelle Les armes poussent comme la mauvaise herbe L'image du gangster se propage comme la gangraine sème ses graines Graines, graines, graine de déiinquant qu'espèrez-vous? Tous jeunes On leur apprend que rien ne fait un homme à part les francs Au franc tireur discret au groupe organisé, la racine devient champs Trop grand, impossible a arrêté Arrêté, poisseux au départ, chanceux à la sortie On prend trois mois, le bruit cours, la réputation grandit Les barreaux font plus peur, c'est la routine, vulgaire épine Fine esquisse à l'encre de Chine, figurine qui parfois s'anime S'anime, anime animé d'une furieuse envie de monnaie Le noir tombe, qu'importe le temps qu'il fait, on jette les dés, faut flamber Perdre et gagner, rentrer avec quelques papiers en plus Ça aidera, personne demandera d'où ils sont tombés Tomber ou pas, pour tout, pour rien on prend le risque, pas grave cousin De toute façon dans les deux cas, on s'en sort bien Vivre comme un chien ou un price, y'a pas photo On fait un choix, fait griller le gigot, brillent les joyaux Joyaux, un rêve, piein ies poches mais la cible est loin, la flèche Ricoche, le diable rajoute une encoche trop moche ies mecs cochent Leur propre case, décoche pour du cash, j'entends les cloches, les coups de pioche Creuser un trou, c'est trop fastoche Fastoche, facile le blouson du bourgeois docile des mêmes la hantise Et porcelaine dans le pare-brise Tchac! le rasoir sur le sac à main, par ici ies talbins Ça c'est toute la journée, lendemain, après lendemain Lendemain? C'est pas le problème, on vit au jour le jour On n'a pas le temps ou on perd de l'argent, les autres le prennent Demain, c'est loin, on n'est pas pressé, au fur et à mesure On avance en surveillant nos fesses pour parler au futur Futur, le futur ne changera pas grand-chose, les générations prochaines Seront pires que nous, leur vie sera plus morose Notre avenir, c'est la minute d'après le but, anticiper Prévenir avant de se faire clouer Clouer, clouer sur un banc rien d'autre à faire, on boit de la bière On siffle les gazières qui n'ont pas de frère Les murs nous tiennent comme du papier tue-mouches On est là, jamais on s'en sortira, Satan nous tient avec sa fourche Fourche, enfourcher les risques seconde après seconde Chaque occasion est une pierre de plus ajoutée à nos frondes Contre leurs lasers, certains désespèrent, beaucoup touchent terre Les obstinés refusent le combat suicidaire Cidaire, sidérés, les dieux regardent, I'humain se dirigent vers le mauvais Côté de l'éternité d'un pas décidé Préfèreront rôder en bas en haut, on va s'emmerder Y'a qu'ici que les anges vendent la fumée Fumée, encore une bouffée, le voile est tombé La tête sur l'oreiller, la merde un instant estomper Par la fenêtre, un cri fait son entrée, un homme se fait braquer Un enfant se fait serrer, pour une Cartier menotté Menotté, pieds et poings liés par la fatalité Prisonnier du donjon, le destin est le geôlier Le teurf l'arène on a grandit avec les jeux Gladiateur courageux, mais la vie est coriace, on lutte comme on peut Dans les constructions élevées Incompréhension, bandes de gosses soi-disant mal élevés Frictions, excitation, patrouilles de civils Trouille inutile, légendes et mythes débiles Haschich au kilo, poètes armés de stylo Réserves de créativité, hangars, silos Ça file au Bloc 20, pack de Heineken dans les mains Oublier en tirant sur un gros joint Princesses d'Afrique, fille mère, plastique Plein de colle, raclo à la masse lunatique Economie parallèle, équipe dure comme un roc Petits Don qui contrôlent grave leurs spots On pète la Veuve Cliquot, parqués comme à Mexico Horizons cimentés, pickpockets, toxicos Personnes honnêtes ignorées, superflics, Zorros Politiciens et journalistes en visite au zoo Musulmans respectueux, pères de famille humbles Baffles qui blastent la musique de la jungle Entrées dévastées, carcasses de tires éclatées Nuée de gosses qui viennent gratter Lumières oranges qui s'allument, cheminées qui fument Parties de foot improvisées sur le bitume Golf, VR6, pneus qui crissent Silence brisé par les sirènes de police Polos Façonnable, survêtements minables Mères au traits de caractère admirables Chichon bidon, histoires de prison Stupides divisions, amas de tisons Clichés d'Orient, cuisine au piment Jolis noms d'arbres pour des bâtiments dans la forêt de ciment Désert du midi, soleil écrasant Vie la nuit, pendant le mois de Rhamadhan Pas de distraction, se créer un peu d'action Jeu de dés, de contrée, paris d'argent, méchante attraction Rires ininterrompus, arrestations impromptues Maires d'arrondissement corrompus Marcher sur les seringues usagées, rêver de voyager Autoradios en affaire, lot de chaînes arrachées Bougre sans retour, psychopathe sans pitié Meilleurs liens d'amitié qu'un type puisse trouver Génies du sport faisant leurs classes sur les terrains vagues Nouvelles blagues, terribles techniques de drague Individualités qui craquent parce que stressées Personne ne bouge, personne ne sera blessé Vapeur d'éther, d'eau écarlate, d'alcool Fourgon de la Brink's maté comme le pactole C'est pas drôle, le chien mord enfermé dans la cage Bave de rage, les barreaux grimpent au deuxième étage Dealer du hashich, c'est sage si tu veux sortir la femme Si tu plonges, la ferme, pas drame Mais l'école est pas loin, les ennuis non plus Ça commence par des tapes au cul, ça finit par des gardes à vue Regarde la rue, ce qui change? Y'a que les saisons Tu baves du béton, crache du béton, chie du béton Te hats pour du laiton, est^ce que ça rapporte Regrette pas les biftons quand la BAC frappe à la porte Trois couleurs sur les affiches nous traitent comme des bordilles C'est pas Manille OK, mais les cigarettes se torpillent Coupable innocent, ça parle cash, de pour cent Oeii pour oeil, bouche pour dent, c'est stressant Très tôt, c'est déjà la famille dehors, la bande à Kader Va niquer ta mère, la merde au cul, ils parlent déjà de travers Pas facile de parler d'amour, travail à l'usine Les belles gazeiles se brisent l'échine dans les cuisines Les élus ressassent rénovation ça rassure Mais c'est toujours la même merde, derrière la dernière couche De peinture, feu les rêves gisent enterrés dans la cour A douze ans conduire, mourir, finir comme Tupac Shakur Mater les photos, majeur aujourd'hui, poto Pas mal d'amis se sont déjà tués en moto Une fois tu gagnes, mille fois tu perds, le futur c'est un loto Pour ce, je dédie mes textes en qualité d'ex-voto, mec Ici t'es jugé à la réputation forte Manque-toi et tous les jours les bougres pissent sur ta porte C'est le tarif minimum et gaffe Ceux qui pèsent transforment le secteur en oppidum Gelé, i'ambiance s'électrise, y'a plein de places assises Béton figé fait office de froide banquise Les gosses veulent sortir, les "non" tombent comme des massues Les artistes de mon cul, pompent les subventions DSU Tant d'énergie perdue pour des préjugés indus Les décideurs financiers plein de merde dans la vue En attendant, les espoirs foirent, capotent, certains rappent Les pierres partent, les caisses volées dérapent C'est le bordel au Iycée, dans les couloirs on ouvre les extincteurs Le quartier devient le terrain de chasse des inspecteurs Le dos à un oeil car les eaux sont truffées d'écueils Recueille le blé, on joue aux dés dans un sombre cercueil C'est trop, les potos chient sur le profil Roméo Un tchoc de popo, faire ies fils et un bon rodéo La vie est dure, si on veut du rêve lls mettent du pneu dans le shit et te vendent ça Ramsellef Tu me diras "ça va, c'est pas trop" Mais pour du tcherno, un hamidou quand on n'a rien, c'est chaud Je sais de quoi je parle, moi, le batard J'ai du fêter mes vingt ans avec trois bouteilles de Valstar Le spot bout ce soir qui est le King D'entrée, les murs sont réservés comme des places de parKing Mais qui peut comprendre la mène pleine Qu'un type a bout frappe sec poussé par la haine Et qu'on ne nait pas programmé pour faire un foin Je pense pas à demain, parce que demain c'est loin IAM Index |