Ma VilleLa rue est sale On y chante plus On s'y croise à peine Ceux qui s'y promènent Y parlent si bas que la rue est morte... Rues d'usines Toute tachées d'huile tombée des machines Je ne vois plus d'enfants jouer dans vos rigoles La rue est folle... Comme un mendiant je me promène Personne pour me dire bonjour Je suis un étranger ma mère Dans la ville où j'ai vu le jour Comme un voleur ils me regardent Il n'est pas question d'amitié Leurs sourires ils se les gardent Dans cette ville où je suis né Ma ville est triste Cent mille personnes et personne n'existe Des courants de monnaie traînent mille fantômes Comme un seul homme Ma ville est grise Des couloirs de béton aux porches des églises Tout deviendra si noir qu'il n'y a plus de remèdes Ma villes est laide Mais demain, demain si tu veux Tout demain, demain tous les deux, on refera ma ville, ma ville On refera ma ville, on refera ma ville... Francis Cabrel Index Petite MariePetite Marie, je parle de toi Parce qu'avec ta petite voix, Tes petites manies, tu as versé sur ma vie Des milliers de roses Petite furie, je me bas pour toi, Pour que dans dix mille ans de ça On se retrouve à l'abri, sous un ciel aussi joli Que des milliers de roses Je viens du ciel et les étoiles entre elles Ne parlent que de toi D'un musicien qui fait jouer ses mains Sur un morceau de bois De leur amour plus bleu que le ciel autour Petite Marie, je t'attends transi Sous une tuile de ton toit Le vent de la nuit froide me renvoie la ballade Que j'avais écrite pour toi Petite furie, tu dis que la vie C'est une bague à chaque doigt Au soleil de Floride, moi mes poches sont vides Et mes yeux pleurent de froid Je viens du ciel et les étoiles entre elles Ne parlent que de toi D'un musicien qui fait jouer ses mains Sur un morceau de bois De leur amour plus beau que le ciel autour Dans la pénombre de ta rue Petite Marie, m'entends-tu ? Je n'attends plus que toi pour partir ...(bis) Francis Cabrel Index Les Murs De PoussièreIl rêvait d'une ville étrangère Une ville de filles et de jeux Il voulait vivre d'autres manières Dans un autre milieu Il rêvait sur son chemin de pierres "Je partirai demain si je veux J'ai la force qu'il faut pour le faire Et j'irai trouver mieux" Il voulait trouver mieux Que son lopin de terre Que son vieil arbre tordu au milieu Trouvé mieux que la douce lumière du soir Près du feu Qui réchauffait son père Et la troupe entière de ses aïeux Le soleil sur les murs de poussière Il voulait trouver mieux... Il a fait tout le tour de la terre Il a même demandé à Dieu Il a fait tout l'amour de la terre Il n'a pas trouvé mieux Il a croisé les rois de naguère Tout drapés de diamants et de feu Mais dans les châteaux des rois de naguère Il n'a pas trouvé mieux... Il n'a pas trouvé mieux Que son lopin de terre Que son vieil arbre tordu au milieu Trouvé mieux que la douce lumière du soir Près du feu Qui réchauffait son père Et la troupe entière de ses aïeux Le soleil sur les murs de poussière Il voulait trouver mieux... Il a dit "Je retourne en arrière Je n'ai pas trouvé ce que je veux" Il a dit "Je retourne en arrière" Il s'est brûlé les yeux Il s'est brûlé les yeux Sur son lopin de terre Sur son vieil arbre tordu au milieu Aux reflets de la douce lumière du soir Près du feu Qui réchauffait son père Et la troupe entière de ses aïeux Au soleil sur les murs de poussière Il s'est brûlé les yeux Francis Cabrel Index Je Reviens BientôtElle tire ses rideaux et puis, Ma voix se perd dans la nuit Qui coule entre ses murs étroits Elle n'entend pas de là-haut Elle tire ses rideaux Elle ouvre le piano et puis, Elle commence à jouer pour lui Les même notes qu'autrefois Qui me font froid dans le dos Elle ouvre le piano Les derniers néons sont éteints Ils doivent jouer à quatre mains Au milieu de sa mélodie, Des flash ont traversé la nuit Depuis ce bateau, je t'écris Je me sens si fort aujourd'hui J'ai le soleil au bout des bras Je pense à toi beaucoup trop Je reviens bientôt Je reviens bientôt c'est promis Dans quelques jours, Quelques nuits Je n'appellerai qu'une fois Tu descendras aussitôt Je reviens bientôt Les derniers néons sont éteints Ils doivent jouer à quatre mains Je n'entend plus sa mélodie Il n'y a plus que moi et la pluie Je reviens bientôt c'est promis Dans quelques jours, Quelques nuits Je n'appellerai qu'une fois Tu descendras aussitôt Je reviens bientôt Mais elle tire ses rideaux et puis, Ma voix se perd dans la nuit Francis Cabrel Index Imagine ToiImagine une nuit d'hiver, Des arbres morts, les bras ouverts. Une nuit profonde et glacée Que tu es seul à traverser Le vent a dû brûler tes mains T'es presque à genoux, quand soudain, Dans la nuit d'hiver que t'imagines Se lève un feu sur la colline Imagine, imagine-toi, Tu as moins peur, tu as moins froid Imagine, imagine un peu Comme la première fois que j'ai croisé ses yeux... Devant chez toi, tout a vieilli, Tout a séché, tout a jauni, Le fleuve a fini de couler Tout ça tu peux l'imaginer La terre craque et se divise Le soleil brûle ta chemise Tu crois que tout va disparaître Quand tu entends une source naître Tu fais la collection des femmes T'as fait un lac avec leurs larmes Pour s'asseoir dans ta limousine Elles se battent, j'imagine Ton bonheur ressemble à l'hiver À un paysage à l'envers Tu as toujours peur, tu as toujours froid Puisque...Tu ne la connais pas Francis Cabrel Index Je M'étais PerduJe m'étais perdu Je recherchais des yeux, quelque chose qui bouge En bas dans la rue des gens très malheureux criaient des slogans en rouge Quand je suis descendu on m'a pris par le bras, Poussé dans le manège, manège, manège ... Qu'est-ce que je fous là à crier comme ça en tête du cortège J'aurais ma photo avec mon nom en gros en tête de la liste Je vais être arrêté, ils vont me tabasser, me ficher communiste Chaque jours quelqu'un veut me prendre la main, Me donner une image, image, image ... Un masque à porter pour mieux pouvoir après m'enfermer dans sa cage Moi je veux vivre plus loin Reprenez vos papier, vos titres et vos bulletins Moi je veux vivre plus loin ... Mais chaque jours quelqu'un veut me prendre la main, me donner une image Un masque à porter pour mieux pouvoir après m'enfermer dans sa cage Moi je garde ma voix pour celui qui crira: "La vie est une fête, fête, fête ... On va brûler tout notre temps et non plus seulement n'en vivre que des miettes On va brûler tout notre temps et non plus seulement n'en vivre que des miettes On va brûler tout notre temps et non plus seulement n'en vivre que des miettes On va brûler tout notre temps et non plus seulement n'en vivre que des miettes On va brûler tout notre temps Tout notre temps (bis) Francis Cabrel Index MadeleineMadeleine a trop de peine Il faudrait qu'elle oublie Ses amours lontaines Qui reviennent chaque nuit Quand Madeleine dort, Sur sa chevelure d'or, fanée Un soleil lourd de silence Écrase l'alentour Nulle fleur ne danse Entre les dalles de la cours Oh Madeleine marche, Dans sa robe de patriarche, Froissée La voix d'un homme dans ses yeux Lui dit que ce n'était qu'un jeu Qu'ils rebattiront leur bonheur Et qu'un enfant brûlera leur coeur Que la vie pourra repartir, Qu'on balaiera les souvenirs ... Tout comme autrefois Alors le temps pour sourire, Elle fuit sa prison Pour briser dans son délire Les chaînes du pardon Et Madeleine rit Comme si tout était fini, Passé La voix d'un homme dans ses yeux Lui dit que ce n'était qu'un jeu Qu'ils rebattiront leur bonheur Et qu'un enfant brûlera leur coeur Que la vie pourra repartir, Qu'on balaiera les souvenirs ... Tout comme autrefois Mais d'autres matins viendront Rallumer sa blessure Qu'elle cache derrière Sa longue robe de bure Et Madeleine sait qu'elle n'en finira jamais, Jamais Et c'est bien trop de peine, Trop pour Soeur Madeleine Et c'est bien trop de peine, Trop pour Soeur Madeleine Et c'est bien trop de peine, Trop pour Soeur Madeleine Francis Cabrel Index L'instant D'amourSi on parlait d'autre chose La nuit va refermer ses bras Je sais que l'amour se pose Au creux des herbes du delta ... J'irai l'attendre mais reste tout seul Ne l'approche pas J'irai l'attendre avec toi Vouloir vivre d'une guitare C'est souvent manger du pain froid Frapper aux portes des gares C'est souvent s'y briser les doigts ... La nuit s'allume Écoute, c'est le vent qui demande tout bas À la brume de nous faire un drap Mais si tu ne veux pas qu'il vienne, L'instant d'amour Les poètes qui traînent sur les chemins Que seuls les chiens Et les loups se promènent Si tu ne veux pas qu'il vienne, L'instant de joie Le poète qui t'aime ne répond pas Il a la nuit pour enterrer sa peine On a trop parlé de voyage Que j'allais chercher loin de toi Pour ce soir fais-moi une cage Avec la grille de tes bras ... La nuit s'allume, Écoute c'est le vent qui demande tout bas À la brume de nous faire un drap Mais si tu ne veux pas qu'il vienne, L'instant d'amour Les poètes qui traînent sur les chemins Que seuls les chiens Et les loups se promènent Si tu ne veux pas qu'il vienne, L'instant de joie Le poète qui t'aime ne répond pas Il a la nuit pour enterrer sa peine Mais si tu ne veux pas qu'il vienne, L'instant d'amour Les poètes qui traînent sur les chemins Que seuls les chiens et les loups se promènent Si tu ne veux pas qu'il vienne, L'instant de joie Le poète qui t'aime ne répond pas Il a la nuit pour enterrer sa peine Francis Cabrel Index Change De DocteurToi tu essaies comme les autres fous D'arrêter le temps de le briser d'un seul coup Et tu plantes tes ongles aux pierres de sa vie Il t'emporte avec lui Au moment où tu penses être enfin le plus fort, C'est trop tard tu dors Alors tu rêves d'être le prêtre hindou Qui encense le soir le ciel devient bien fou Mais sa voix est trop grave Et tu as peur des croix qui terminent ses bras Viens change de docteur, Viens j'en connais un meilleur, Il arrache sa vie et te soigne avec ça Change de docteur, Viens j'en connais un meilleur Il déchirre la nuit qui coule au fond de toi, Coule au fond de toi Alors tu prends des grains de sucre roux Et tu deviens la star des flashs des interviews Mais tes mots sont trop hauts Et les mecs des journaux Ne les comprennent pas Leurs crayons sont trop fins, Leur papier est trop loin, Leur soleil trop bas Tout se brise tu tombes à genoux D'une horde de rats et princes des égouts C'est leur chef qui te dit: "Je peux sauver ta vie Si tu couches avec moi." Viens change de docteur, Viens j'en connais un meilleur, Il arrache sa vie et te soigne avec ça Change de docteur, Viens j'en connais un meilleur Il déchirre la nuit qui coule au fond de toi, Coule au fond de toi Disons qu'un jour il n'y ait plus de tabous, Qu'il n'y ait plus d'interdits Ni de prêtres jaloux Juste un grain dans la foule, Une pierre qui roule Et tout le monde s'en fout Viens change de docteur, Viens j'en connais un meilleur, Il arrache sa vie et te soigne avec ça Change de docteur, Viens j'en connais un meilleur Il déchire la nuit qui coule au fond de toi, Coule au fond de toi Viens change de docteur, Viens j'en connais un meilleur, Il déchire la nuit qui coule au fond de toi, Coule au fond de toi Francis Cabrel Index AmiAmi cherche un autre ami perdu Dans l'imensité des nues Visage et corps inconnus Rêveur cherche à retrouver son ciel Du fond de la nuit appelle Son étoile maternelle Car il y a vingt ans un orage m'a fait tomber de mon nuage Et m'a laissé seul dans ce monde abandonné Au matin d'un lointain voyage je suis tombé de mon nuage Je n'ai jamais senti la terre sous mes pieds Reviens étoile aux plaines d'argent Reviens chercher ton enfant Avant qu'il ne soit géant Avant qu'il ne se brûle à un feu Qu'il ne se blesse à un jeu Avant qu'il ne soit trop vieux Car il y a vingt ans un orage m'a fait tomber de mon nuage Et m'a laissé seul dans ce monde abandonné Au matin d'un lointain voyage je suis tombé de mon nuage Je n'ai jamais senti la terre sous mes pieds Il y a vingt ans un orage m'a fait tomber de mon nuage Et m'a laissé seul dans ce monde abandonné Au matin d'un lointain voyage je suis tombé de mon nuage ... Francis Cabrel Index Automne (Colchiques Dans Les Prés)Colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissrent Colchiques dans les prés, c'est la fin de l'été La feuille d'automne emportée par le vent En ronde monotone tombe en tourbillonnant Nuage dans le ciel, s'étire, s'étire Nuage dans le ciel, s'étire comme une aile La feuille d'automne emportée par le vent En ronde monotone tombe en tourbillonnant Châtaignes dans les bois, se fendent, se fendent Châtaignes dans les bois, se fendent sous nos pas La feuille d'automne emportée par le vent En ronde monotone tombe en tourbillonnant Et ce chant dans mon coeur, murmure, murmure Et ce chant dans mon coeur, murmure le bonheur La feuille d'automne emportée par le vent En ronde monotone tombe en tourbillonnant La feuille d'automne emportée par le vent En ronde monotone tombe en tourbillonnant Francis Cabrel Index |