Je Boxe Avec Les Mots


Je boxe avec les mots, je boxe avec les mots.
Je boxe avec les mots, je boxe avec les mots.
Débite mes vers sur le beat le poison coule à flots.
Le poison coule à flots, il coule à flots,
Mon flow fait swinguer la foule.

CALBO:
Tu danses sur l'ère de la lame, le chant des fusils,
L'air est malsain, c'est une époque à damner un saint.
Comme un uzi j'crache la mort, j'accuse, arrache la musolière cache,
j'mache plus mes mots je lache des bombes à chaque fois.
Sache que l'heure H est proche, tâche d'avertir tes proches avant la clash.
Pera sanglant, rimes taillés dans la roche.
J'attache de l'importance au sens dans mes textes,
Ose causer d'misère en prose puis exploser pour la bonne cause.
La paix git sous un bache, a qui profite la guerre.
La PJ censure un rap moins violent qu' Schwarzenegger.
Entache mon bizness, puis cache la vérité,
Les coups sont mérités, c'est l'hopital qui s'fout d'la charité.
J'ai hérité d'la violence, ca afflue sur mes compositions.
Qui prétend faire de rap sans prendre position?
Faire opposition sa m' connait, moi j'veux cogner, en m'faisant d'la monnaie,
Donner puis recevoir, au bonheur m'abonner.
Je boxe avec les mots, je vis au 6 chau,
Couché sur le dos, à mordre les barreaux.
Les formules et autres politesses nous on s'en fout.
Si tu kiffes pas renoi, t'écoute pas et puis c'est tout.

LINO:
J'évite le non-sens comme un virus, superstar dans l'gettho.
Comme à la roulette russe, l'étau s'ressere, l'état met l'véto.
Les jeunes s' mettent au rap, très tot ils frappent.
La résistance est prête au micro. J'deviens MC à métaux.
Rappe les barreaux d'prison, si t'enfermes l'expression orale,
Nique la morale, le rap est sous pression quand LINO rale.
Bam bam, deux pressions d'la gachette ici ou le vice erre.
Mon album s'achète comme un douze bien viser'.
Sers moi la poigne, les mots des frères je soigne,
Mes mots en témoignent, si l'enfer est pavé d'bonnes intentions, que le porc s'éloigne.
Encore un autre prétexte, un texte violent, mais voilà,
J'sais pas jouer du violon ou faire des rimes à la mords-moi là,
Insolent, mon solo rap shoot, crée le doute, lègue moi l'micro,
Déja les accrocs veulent des bootlegs.
Écoute, Arsenik, c'est pas une blague couine.
Gueule, kiffe le single, laisse la dance au drag queens.

Je boxe avec les mots, je boxe avec les mots.
Je boxe avec les mots, je boxe avec les mots.
Débite mes vers sur le beat le poison coule à flots.
Le poison coule à flots, il coule à flots,
Mon flow fait swinguer la foule.

LINO et CALBO:
Un beat une grosse basse pour que j'met place,
J'hausse ma voix pour mes soces, passe moi les bastos.
Faut qu'on les blesse tous, les pousse dans la fosse,
Fesses les fausses faces, laisse une trace dans ce nessbi, encaisse.
En face, mes gars en masse, flirt avec les meutres,
Ta sensibilité j'heurte, et c'est ton sang qui tâche mon tee-shirt.
L.I.N.O style, boum boum, finance tes obsèques,
Zoom sur ma clique, mec capte, ou suce mon zob sec.
XXX large, j'me fixe et charge, dieu me garde de mes amis,
Mes ennemis je m'en charge, une charge explosive, barje.
Rimes, pousse au crime au carnage.
Dur car c'est dans la merde que mes lascars au tiéquar nagent.
Tueurs de clowns, cyclone, rap, chasseur de clones, et parano.
Pousse AB, Calbo, et Tony Cerrano, le kapo tape, frappe au micro.
Brûle pas les étapes, austère, comme l'engin dans mon holster.
Tu peux y laisser ta peau.

Je boxe avec les mots, je boxe avec les mots.
Je boxe avec les mots, je boxe avec les mots.
Débite mes vers sur le beat le poison coule à flots.
Le poison coule à flots, il coule à flots,
Mon flow fait swinguer la foule.

Arsenik Index

Sexe, Pouvoir Et Biftons


LINO:
J'ai l'sourire, tant que j' manque pas d'billets d'banque,
De plaisirs charnels, blindé comme un tank pris sous le charme.
L.I.N.O gonflé comme une grosses paire de mamelles,
Moi l'fric sa m'fait bander comme le boule à Julia Chanel.
Demandez à mes partenaires, qu'est ce qui fait tourner la planète.
Le sexe, les biftons, le pouvoir et les bizness pas nets.
Vise aux manettes, rien que des proxénètes, avise,
Les maquisards au QG, eux ils connaissent la devise.
C'est net, brise les tabous et qu'on s'le dise,
Au bout du rouleau, les chiens sont à bout, ils gisent.
La boue jusqu'au cou, ici beaucoup misent sur les gros coups, méprisent,
Le métro boulot sous emprise, ils jouent du teaucou, tisent.
Attisent les flammes, convoitise les belles femmes,
Sous le soleil de satan, les anges sont infames.
On s'attend au pire, en tatant plus de billets.
La devise, expropriée, la paix peut aller s' r'habiller.
La crise a consumé le ghetto et ses rejetons,
Le sort est toujours plus vicieux avec ceux qu'on a rejeté, les jetons,
Ca rentre ou ca sort, la vie c'est pas un feuilleton,
Un long fleuve tranquille, ou un putain d'bouquin à feuilleter, cueille ton
Blé, mec d'emblée, tous les scarlas s'ressemblent,
C'est niqué il me semble, et dans ce maquis on crévera ensemble.
La gloire, on en veut tous ou plus ou moins une parcelle,
Et quand j'regarde mon mirroir, le démon me harcèle.

Qu'est ce qui fait courir les scarlas?
Qu'est ce qui fait courir les scarlas?
Sexe, pouvoir et biftons, les respect passe par là.
Voilà c'qui fait courir les scarlas:
Sexe et biftons,
Qu'est ce qui fait courir les scarlas?

CALBO:
Je veux le monde comme Tony, koké des koukounes commes Rocco,
Sans ironie, croquer la vie, une paire de noix de coco en ro.
les bourses pleines, joko, roc à la place du coeur, stoco en affaires,
Croco quand il faut plaire.
J'hoche la tête, domine, fauche mes ennemis,
Accroche mes trophées, mes poches enflent quand j'passe rue st Denis.
Le sexe, le pouvoir et les biftons, voilà,
Y'a pas le choix, rouya, le respect passe par là.
Roulez avec moi et vous ne regretterez rien,
Rien que du popotin, du bon vin, gars, plus jamais en chien;
Un gros fer, jantes chromés, chaque soir je promets un bon délire.
Troner, dans le tout Paname, pleins d'goumés.
File ton chichon, vide ton sac fiston.
Dans mon pegrou, c'est porte ouverte, y'a pas besoin de piston.
Hisse ton drapeau noir, plisse ton front garçon,
Laisse ton petit train train de vie, et piston.
Le succès passe par là, je l'ai vu, mais bordel il trace.
Je f'rais n'importe quoi pour l'avoir, ça passe ou ça casse.
Pas de soucis, à part peut être la couleur d'ma cravate,
Je suis aussi beau qu'un billet d'cinquante keusses.
Mate le traine-savate est cevenu quelqu'un, mes pieds au sol, ma tête est loin.
Dans ma rue c'est plus comme avant, tout le monde est mon copain.
Le monde est à moi et j'ai les pompes cirées,
Je m'inquiète pas pour les fins de mois, j'ai déja mon chèque viré.
C.A.L.B.O dévoile les rêves des cages d'escaliers,
Qu'est ce qui fait tourner la sphère, mon gars, maintenant je sais que tu l'sais.

Qu'est ce qui fait courir les scarlas?
Qu'est ce qui fait courir les scarlas?
Sexe, pouvoir et biftons, les respect passe par là.
Voilà c'qui fait courir les scarlas:
Sexe et biftons,
Qu'est ce qui fait courir les scarlas?

LINO et CALBO:
J'me fixe sur le mix, et j' m'exprime sans complexe,
XX ou quand le sexe prime, ma rime devient sexplicite, et j'te dis qu'ça.
Épicé comme au Tex-mex, pour diksas, un texte plus profond qu'la gorge à Draghixa.
Latex en poche, Durex pour sponsor,
Qu'est ce qui fait tourner la sphère a part le sexe et l'or.
On sort pas du contexte et c'est comme dans l'premier couplet,
T'es un mec comblé quand fesses et blé sont accouplés.
On s'extasie, on s'expose, sexe comme extasie, explose;
Ici au Sussex, et jusqu'en Aise ose me dire que mon rap te vexe,
Miss on s'excuse pas on t'expose les faits.
La prose fuse, sexe jusqu'à l'excès, ce lyrics est clair.
L'argent n'a pas d'odeur mon frère, mais la femme a du flair.
La jalousie ronge l'envieux comme la rouille ronge le fer,
On ira tous au paradis car c'est ici l'enfer.
Aucun tact, rien que des pactes, du buis, traque pour la monnaie,
Sacs bourrés, chaque soir, braque des tas de poupées.
Coupé cab, respect, passe le pouvoir, tout m'est donné,
Moi la place qui m'revient sous le chaud soleil du tanché.
Haché fin, caché, dans un trou baché, celui qui me fache et
Arraché de la zone, tout ceux qui avec moi veulent marcher.
Le sexe, le pouvoir et les biftons, voilà,
Y'a pas l'choix mon gars, le respect passe par là.

Qu'est ce qui fait courir les scarlas?
Qu'est ce qui fait courir les scarlas?
Sexe, pouvoir et biftons, les respect passe par là.
Voilà c'qui fait courir les scarlas:
Sexe et biftons,
Qu'est ce qui fait courir les scarlas?

Arsenik Index

Jour 2 Tonnerre


LINO:
Qu'est ce que j'pourrais t'dire, qu'y a pas encore été dit.
Rien d'inédit, à part qu'j 'ai une lame dans mon teddy.
Came, sexe, époque latex, stéréo, vortex,
Mon rap plait aux mecs qu'on annexe,
Le très haut bénisse mon âme, je blinde mon cortex.
Mes idéaux vexe, l'infame, le porc, révolution, radio et vidéotextes.
Rodéo avec la justice, B.O d'une vie complexe en V.O,
Hisse mon clan pour niquer l'armistice.
J'les mets au parfum, allume les néons,
Brule les néo-nazis, créons un front pour laver l'affront choisi.
Te battre ou caner, au panthéon des damnés, solution.
Tu peux coffrer un révolutionnaire mais pas la révolution.
Cramer une boulangerie ca ne met en chien qu'un boulanger.
Faut changer l'histoire, ranger les grenailles,
Mettre les porcs en danger, batailles rangées,
Racailles contre flicaille enragée, représailles,
Rafales de dragés, chargés a bloc les glocks ou s'engager.
Je braille ma haine avec une pensée pour les défunts.
L'espoir fait vivre, mais ceux qui vivent d'espoir meurent de faim.
Suivre son instinct, survivre au chaos, destin de mes gars,
Au QG sujet à la gruge, je sais mais seul Dieu peut juger nos cas,
Au cul j'ai le danger, mon rap c'est du vécu. Faut pas s'tromper d'cible,
Seuls les plus convaincus ont vaincu le point sensible.
L'unité cousin faut q'tu saches,
Qu'on enlève pas une mouche sur le front d'son frère avec une hache cousin.
Autour d'une même cause, un même but,
Buter les putes à coups d'proses brutes affûter, Babylone chute.
Futé ou moins futé, dans la danse, en avoir dans l'fute et
Shooter pour buter leur putain de défense.

Ce monde est ainsi fait, mais s'il faut s'y faire
Autant kiffer se défaire de ses liens en fer, étouffer l'enfer,
Et j'ai tout fait, j'ai plus l'temps d'men faire.
Pleurer sur mon sort en clair,
J'ai bouffé l'tonnerre, ma bouche recrache l'éclair.

CALBO:
Ce qu'ils veulent c'est qu'on se barre en couille,
Ce qu'ils veulent c'est nous voir seuls entre 4 planches, sur la gueule un linceul.
Ils veulent, qu'on flanche, penche, du mauvais côté,
C'qu' ils veulent, c'est nous voir à genoux, péter les plombs qu'on se fligue entre nous.
C' qu' ils veulent, c'est nous voir vils, sans cervelle, cerbères en ville.
Nous voir serviles, ignorants et dociles, observent,
Ils veulent, briser nos rêves, briser la lampe,
Dans la nuit ou le malin campe, t'as mis tout seul le canon sur ta tempe.
Je trempe mon bic dans l'poison, ca fait du rap mortel à foison,
Nique leur blason, rage immortelle, ma technique écrasons.
Mes phrases embrasent le beat, nos phases invitent à foutre le boxon.
Pour tout ceux qui à notre époque sont grillés nous boxons.
Avec les mots, au box des accusés faut ruser.
Jouer les martyrs, grisés, c'est usé,
Faur user d'sa tête comme d'un uzi, oser fusiller pour qu'on bousille
Leur vie, assez amusé la galerie.
Abusé de trop beaux discours, c'est bon on a déja tout dit,
On sait qu'on court toujours après des miettes dans nos beaux taudis.
Beaucoup trop de couteaux, coups bas,
Dans nos textes coute aux coupe au carré, afro, zéra, degran ou courtaud.
De rentrer dans des délires, d'élire de nouveaux champions,
Le choix n'a pas été donné bienvenue au 6ème chaudron.

Ce monde est ainsi fait, mais s'il faut s'y faire
Autant kiffer se défaire de ses liens en fer, étouffer l'enfer,
Et j'ai tout fait, j'ai plus l'temps d'men faire.
Pleurer sur mon sort en clair,
J'ai bouffé l'tonnerre, ma bouche recrache l'éclair.

LINO:
Je suis la voix des malheurs sans voix, dans c'trou à rats,
Un chearra d'micro, et je mets à l'heure les accrocs,
MC 24 carats, à cran les crocs acérés, j'évite les accrocs.
Voir grand et penser grand, opérer en synchro.
On mise gros, on écrit pour rabzas et negros,
Blancs, jaunes et gris, on est trop à être yégri.
Donc j'écris la métropole,
Et crie vengeance pour ceux qui ont garbi la rubrique nécrologique.
Mes rimes sont coupées à la nitro, on m'dit que c'est rétro,
De parler d'unité dans l'rap parait-il,
Imiter les cainris, jouer les tarés parait plus facile.
Je sais d'ou je viens, je sais qui m'en veut,
Je sais que le bien est plus difficile a faire que le mal dans leur jeu.
La connerie, c'est comme le feu, faut l'étouffer avant qu'elle nous consume,
Je lâche une bombe et j'assume
Les dégats, exhume la hache, fume le beat, ça va saigner,
Les derniers seront les premiers à régner.

Ce monde est ainsi fait, mais s'il faut s'y faire
Autant kiffer se défaire de ses liens en fer, étouffer l'enfer,
Et j'ai tout fait, j'ai plus l'temps d'men faire.
Pleurer sur mon sort en clair,
J'ai bouffé l'tonnerre, ma bouche recrache l'éclair.

Arsenik Index

Quelques Gouttes Suffisent


LINO:
Je deale mes crimes au kilo, coupés sur le bloc,
Choc hostile comme un glock,
Au stylo distille avec style au micro la rage dans les blocs.
Claque les bloddclot, mate le beat, l'éclate à coups de lattes,
Atmosphères suspectes et lignes plates, ce morceau va faire date.
Mate la technique, et les stigmates sur les mecs,
J'nique batte au poing, ca se gate dans mon coin, J'tâte le terrain.
Gat, vocal L.I.N.O, CAL.B.O local fléau,
Focalise l'attention sur le poisson dans le bocal.
Guette le sultan, j'ai plus l'temps,
J'exporte mon culte en territoire ennemi,
Pour les beaufs c'est insultant.
Je gerbe du verbe mutant, acerbe luttant,
Parmi la mauvaise herbe, débute en rimes brutes et débitant sec.
Depuis l'temps qu'on discute, je t'en balance un chouïa,
Un truc, protège ta nuque quand j'éduque mes rhouyas.
Un bête de beat lourd comme Boo-ya,
Impec, un Shure SM58, pour la guérilla on fourre.
Scarlas doués, Dieu soit loué, voué à ma cause,
Un seul souhait, faire échouer leurs plans, le fouet claque,
Ton clan claque des seufs, un black neuf milli, un clic-clac,
Une flaque ta clique en simili craque.
Braque les spots, billy, sur moi et mes potes,
Illico raque pour mes tracks, mes délits, black machiavélique mac.
Lino attaque, allume un cierge pour ses ennemis,
Les vrai amis se font rares comme les pucelles rue st Denis.

LINO:
J'rap mon calvaire du bon coté du revolver,
Et vole vers les sommets, survole la métropole.
Vers nucléaires versés à la manière du verseau,
Les flammes forment un cerceau,
Chez nous les tombes sont plus nombreuses que les berceaux.
Versatiles averses, style du reptile sur version,
Crée le doute dans les esprits, et laisse des silhouettes à la craie.
Je lutte contre mes mauvais penchants,
T'es dans le champ du viseur, du sabre le coté tranchant.
Le briseur d'os, le gosse cosmique, la rime atroce,
Micro big boss, Lino bosse et brosse le portrait
Féroce du mec frustré qui erre, du jeune en colère,
Qui veut des queche avec autant d'zéros que sur ses bulletins scolaires.
Je n'tolère plus, accepte le challenge, range ta merde,
Et dans les molaires, mange mon bouquet d'phalanges.
En l'air, lève ton bras et roule ton bedo,
Jeune fille roule ton bonda, seconde après seconde j'nédo.
Monte mon credo, ondes de choc, rimes profondes,
J'plaide au micro pour les mecs qui innondent les halls.
J'nédo, l'ex-gaule flippe quand j'parle de révolte,
Arsenik pour tous mes frères dans l'coltard, j'augmente les volts.

CALBO:
Recrache mon art et lâche tout, tu gaches mes mots,
Lâche, arrache toi minot, crache ou paie cash.
Mon flow clash, les faux se cachent et matent les dégats causés de loin,
Mache mes refrains, se gouachent sur mes lyrics.
Apaches, hache en main, se fachent en vain,
Bache posée, le poison revient doser, causer, exploser,
Imposer une tout nouvelle facon de se poser.
Arroser les foules, rosser le porc à l'ail,
Bosser à deux, en poser encore plus fort, toujours oser.
Mes contacts secteur attaque, s'éclatent en sous-sol, claque,
Plaque en plein vol, au black traque l'envol, épate opaque.
Un bloc, un tank, un bunker, le temple au top,
Un rock pour l'état un et dans l'état une étape choc.
Du tac au tac sang pour sang cesser de se bluffer,
Remettre à neuf, et gaffer, présenter ses seufé.
Rafler tous les mérites, je mérite ma gloire, mon zénith,
Hérite de la fougue des anciens, irrite le front quand je milite.
Débite mes vers et médite, profite du Ä qui m'édite,
Calbo agite, la peste en costela que personne ne l'évite.
Jeune homme, lève toi, bats toi, ne reste pas trop en retrait,
On est tous soces dans la galère, après rien que des tetrès.
Gars ca se gâte et, 98 tout éclater,
Secteur Ä maqué le H.I.P.H.O.P va craquer.
Braquez un big zoom sur le pegrou qui monte,
Et voit, un gars à la hauteur c'est rare comme une pute à son compte.

Arsenik Index

Chrysanthèmes


LINO:
Je verse un peu de liqueur pour ceux qui nous ont quitté trop tot,
Ceux qui avec la mort ce sont frottés ou pris des poteaux.
À qui on a oté la vie, une auto-destruction,
À ceux qui ont sauté des cases, brulés des étapes.
Dans mon album photo, j'ai gardé ton sourire, les souvenirs d'été,
À en mourir des éclats de rire, des tripes, comme s'y on y était.
Courir après des chimères à 20 ans,
Amer à 30 ans ou plus, fier d'être un mouton dans ce bus direction le cimetière.
À quoi ca tient la vie, à rien,
Tu demandais rien à personne tu passais ton chemin.
T'as crevé comme un chien, le poumon perforé.
Demain le Parisien titre un autre fait-divers.
Des litres de sang, des jeunes éclatent les vitres,
Dis moi comment c'est la haut? à part qu'y a plus de bon shit.
Tous à poil aucun risque d'attraper une bronchite.
Putain j'ai mal, ca nique mon sens de l'humour,
Autour de nous rien que d'la mort alors mon frère parlons d'amour.
Elle avait la beauté du diable, un corps de déesse fiable,
Il a baissé sa garde pour une partie d'fesses sur la table.
Le désir était l'plus fort cousin, elle jetait des sorts,
Un tendre moment d'faiblesse, et c'est sa chienne de vie qui part en cendres.
Ca blesse, mais le ciel peut m'attendre,
J'veux kiffer la vie, avant de rendre la mienne.
Apprendre qu'on ne vit qu'une putain d'fois ici-bas,
Faut s'rendre à l'évidence, l'espoir c'est comme entendre son coeur qui bat.

Ca tient à rien la vie,
La mort demande jamais ton avis,
Elle ravit ton corps, encore des larmes et du sang sur le parvis,
Pour tous le même sort, le diable est ravi,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie.

CALBO:
J'ai perdu beaucoup de temps à trainer, à m'faire engréner,
Par la misère freiner, par la spirale entrainer
Dans des plan foireux, j'ai drainé, la poisse, mené une vie nocturne effréné.
J'ai proné de beaux discours, déconné partout dégainé.
Rengainer ma fougue pour moi n'a pas était facile,
Mais j'ai gagné mon deal avec la vie, maintenant les barres s'empilent.
La ville m'appartient, je pèse, autour de moi je fais le bien,
Je tiens de beaux discours, soutiens l'aveugle, la veuve et l'orphelin.
J'ai beaucoup changé, je me suis rangé, évite le danger,
Plus de facilité à comprendre les gens, donner.
Quand j'ai quelque chose à faire, j'y vais à pied,
Je suis respecté, je n'peux m'en aller malgré les bruits qu'il y a dans cette allée.
Pourquoi je ne la traverserais pas, même si ces gars sont armés,
Je les connais tous, ils sont encore en train de déconner.
Dégommer des pigeons avec de putains de gros flingues chromés,
C'est ma racaille, c'est mon bithume gars, c'est mon tromé.
Je passe mon chemin, mais plus loin mes pas s'alourdissent,
Mes forces me quittent, des milliers de spasmes m'envahissent.
Mon coeur s'est tu, mon corps abrite une balle perdue,
Je suis le partout, têtu, pourquoi je suis passé dans cette rue?
La mort m'a fauché, j'entends la caravane s'approcher,
Je veux m'accrocher, mais c'est trop tard le diable m'a coché.
Je suis parti, putain je ne m'y attendais pas, je n'ai pas préparé,
Mes erreurs pas encore réparées, pour moi c'est fini,
Terminé les beaux gestes, les conneries.
Et si tu veux mon avis, ca tient à rien la vie.

Ca tient à rien la vie,
La mort demande jamais ton avis,
Elle ravit ton corps, encore des larmes et du sang sur le parvis,
Pour tous le même sort, le diable est ravi,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie.

LINO:
Funérailles oraison funèbre, horizon flou et tébèbres fous,
On perd la raison on déraille, et célèbre le mal.
Une saison blache et sèche, une maison d'la douleur,
Une mèche allumée, un malheur une vision couleur sang.
À 100 pour cent innocent, brimés, monde crado phile, sado hostile aux ados,
La mort un eldorado, file en radeau, loin des villes en flammes noces de feu.
La mariée est en noir, et on confie son âme à Dieu le soir.
Ca tient à rien la vie, la mort demande jamais ton avis,
Elle ravit ton corps, ca ravit le fossoyeur avis.
À qui envie d'embrasser l'parvis,
Trépasser passer de l'autre coté ou le malin sévit.
Sévie à vie tu gardes les blessures quand pars un être cher,
C'est sur le sang ca coute cher, et j'en ai plus sur mon vet-sur.
Un rien peut faire basculer le chateau de cartes,
Les douilles partent dans les ghettos,
Les quartiers partent en couilles écarte les mythos.
Ca fout le dawa tôt, plus de soucis à présent, deux fois plus endurcis,
Les assassins ont 15 ans en sursis, ici rien n'adoucit les peines.
La haine pousse comme les tombes, la vie est une chienne.

Ca tient à rien la vie,
La mort demande jamais ton avis,
Elle ravit ton corps, encore des larmes et du sang sur le parvis,
Pour tous le même sort, le diable est ravi,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie,
Ca tient à rien la vie, ca tient à rien la vie.

Arsenik Index

Partout La Même


LINO:
Partout les mêmes clichés, mêmes quartiers chauds,
Le même shit dans les chausettes, les mêmes fachos.
Les mêmes chiens sans laisse, les mêmes chiennes,
Les mêmes miches grillés, les mêmes H.L.M,
Le même amour pour le cash, les mêmes lâches,
Les mêmes pompent qui lynchent, cache ton roro,
Ici on arrache les chaines, Zorro en képi traine,
Partout les mêmes jeux immoraux, j'crache mes poumons,
Lâche tout mon blé dans la frime, les polos,
Réflexe d'alcolo, perd pas la main en solo,
J'déprime, et mes rimes collent au béton,
Comme le crime à la peau des scarlas.
Genhar et goumés victimes, le respect passe par là.
Les mêmes gars louches, les mêmes regards louches,
La même souche, les mêmes mots dans la bouche.
Même Pushka, on touche les mêmes biftons sales,
Douche froide, les mêmes murs crades,
La même merde qu'on brade, les mêmes bronzés sur la touche.
Les mêmes peines, les mêmes peines de prison,
Même raisons d'craquer, les mêmes scènes de gosses traqués.
Les mêmes horizons, les paternels qui suent,
Les remès décues, mêmes joies mêmes rêves,
Les meêms soces, les mêmes recus à la fac,
Les autres à la bac, les mêmes cul-de-sacs,
Les mêmes qu'on braque, les mêmes faux culs,
Les mêmes beaufs cocus, les mêmes flics au cul,
La même odeur de géman, le même vécu, le ciment,
Chaque foutu ghetto a son propre emblème,
Mais tous les quartiers ont le même problème.

De l'est à l'ouest, du sud au nord,
Le même dégout, le même décor,
Tous autour de la même peine,
L'espoir de rouler sur l'or,
Pouvoir s'évader de cette réalité,
Les souffrances sont les mêmes dans les cités.

CALBO:
À qui on demandera tojours de forcer? toujours aux mêmes,
Aux mêmes gars de toujours tout donné sans qu'il y ait d'problèmes.
Emblème, propre aux ghettos francais, la même merde,
Partout les mêmes perdent, à tout bout d'champ la mauvaise graine germe.
Les mêmes blocs, les mêmes loques, les mêmes troques,
Dans l'escalier, les mêmes portes bloquées, les mêmes sur le palier.
Les mêmes forteresses, toojours les mêmes qui restent,
Les mêmes tests entre reubeus, négros, partout les mêmes gestes.
Les mêmes soucis, les mêmes sous, si résussit ton bizness,
Les fesses encaissent, les mêmes fous agressent,
Les mêmes se lèvent aux aurores pour aller bosser,
Les mêmes, on le sait, prêts pour perdre des os et foncer.
Enfoncer les mêmes clous, foncedé les mêmes murs,
Les mêmes durs, les mêmes cascades, crash sans ceinture.
Les mêmes bruits d'moto en été, les mêmes en photo pétés,
Les mêmes fautes au mêmes tétés, les mêmes à guetter,
Les mêmes prières, les mêmes qui errent,
Les mêmes qu'hier ont récidivé, les mêmes pillèrent pour pas changer.
Les mêmes bières qui tuent, les mêmes guerres de rues,
Les mêmes rués vers l'ordure, les mêmes zeru, les mêmes coups bas,
Tous basculent dans le pera, t'aura les mêmes tera, les mêmes tors gars,
Tu verras les mêmes radoter, les mêmes rachos à botter,
Partout les mêmes chaudrons, liberté otée, les mêmes vitres qui éclatent.
Les mêmes voitures qui flambent, partout en France dans les téci,
Les nuits d'émeutes se ressemblent, crois moi.
Chaque foutu ghetto a son propre emblème,
Mais tous les quartiers ont le même problème.

De l'est à l'ouest, du sud au nord,
Le même dégout, le même décor,
Tous autour de la même peine,
L'espoir de rouler sur l'or,
Pouvoir s'évader de cette réalité,
Les souffrances sont les mêmes dans les cités.

LINO et CALBO:
Tous les ghettos s'ressemblent, la merde a la même odeur partout,
Pas b'soin de décodeur pour comprendre, partout les mêmes fraudeurs.
Les mêmes rôdeurs, les mêmes codes, mêmes foutues méthodes
Pour accéder au bonheur, la fierté, l'honneur.
Le même mode de vie à la mode, ls mêmes zoneurs,
La même faune, les mêmes peurs, on lutte tous pour les mêmes trônes.
Les mêmes mômes mimant les mêmes mecs speeds,
Même meumeu, même vide dans le coeur des feumeu avides.
Le même feu dans les rues, le même feu dans les yeux.
Le charrue avant les boeufs, les p'tit refré veut d'venir un dieu.
Les mêmes lames, les mêmes larmes, les mêmes âmes perdues,
Le même sang versé sur le macadam, inverser le processus,
Voir la vie en rose, blinde comme Crésus, à 23 piges avoir une cirrhose.
Esquiver l'bus, chacun pour soi, mais un seul dieu pour tous.
Les mêmes visages qui toisent se croisent dans les mêmes virages,
Image de désolation, aucune solution, les mêmes coups de tetré, coups de pression.
Les mêmes en mission, cash, money, flouze, maille, rien que du fric,
Les mêmes mimiques désiré de consommer de l'arsenik.
Chaque foutu ghetto a son propre emblème,
Mais qu'est ce que ce putain de rap changera au problème?

De l'est à l'ouest, du sud au nord,
Le même dégout, le même décor,
Tous autour de la même peine,
L'espoir de rouler sur l'or,
Pouvoir s'évader de cette réalité,
Les souffrances sont les mêmes dans les cités.

Arsenik Index

Une Affaire De Famille


LINO:
On prend des risques sur ce disque au micro,
On pose notre discours sur beat disco, miss pointe chez ton disquaire.
Puisqu'au fond, on veut tous percer le plafond,
j'fouts d'la forme dans mon fond, mate c'que mes scarlas font.
Et si ca te parle, à fond fous ta radio,
Et dit aux gosses fous qu'il faut foncer pour ses idéaux.
Epoque sillicone, j'sais plus à quel saint m'vouer, sur qui compter,
Quand j'coule ma clique, ma seule bouée.

CALBO:
Ma famille c'est mes soces, en assoce pour tout dégommer,
Gommer, grosse arnaque, gosse paumée.
Venu pour trôner le biz du siècle, le casse de la décénie,
L'occase saisie, l'essai mis l'affaire qui roule pour l'état leucémie.
La roue a tournée, c'est ma tournée, nétour avec nous,
Cours avec ton verre, trinquer, visnétour,
La journée, la nuit on fff, on crrr, des cranes, tchtchi des veaucers,
Des boulots, déboulons sur Paname, déroulons tout ce que nous voulons.

GYNÉCO:
Rime dégueulasse, des histoires de slash sous flash,
J'ten donne pendant deux heures gratuites au bash.
Tu donnes des styles pour poser sur ma compile,
Tu joues l'hostile, mais y'a pas de zoulettes viriles.
Rendons le verbe à ceux qui cognent dur,
Au-delà des mots, on fera toute la sale besogne.
J'peux pas mentir aux jeunes, leur dire que j'ai des guns,
J'veux pas non plus qu'ils pensent qu'on peut s'en sortir seul.
Calmes, posés, les miens en veulent,
Violent dans tes raps, écarte toi idiot, et ferme ta gueule.
Y'a pas d'gangsters dans les studios, y'a que des grandes gueules,
Il me manque une phase en eule eule eule...

C'est une affaire, une affaire de famille.
C'est une affaire, une affaire de famille.

GYNÉCO:
Fonder une famille car c'est tout ce qu'on a,
Viens dans ma famille et tu ne te feras plus jamais kéarna.
Tous on veut quéma la musique, le cinéma,
Tous on a trimé pour sortir de ce putain de coma.
Ta fête pue la défaite, c'est la victoire d'avance,
Mais au final à trois on pète ton équipe de France.
Un cofee shop, une casse, pour mon cop, madame,
Je cotise pour ma retraite à Amsterdam.
On monte tellement haut qu'on pourra plus redescendre,
On monte, on monte, et t'essayes de nous descendre.
Je sais qui sont les traîtres, on sait qui nous respecte,
Je sais c'que me reserve l'avenir, les armes sont prêtes.

CALBO:
C'est une affaire à faire en louzdé, lourdé,
Les louzes défoncés, rien que du lourd des vrais loups.
Derrière une louve prête à tout nettoyer jusqu'au bout,
Il faut que ca brille chez nous, on chéla rien,
On préfère laver notre linge en famille.

C'est une affaire, une affaire de famille.
C'est une affaire, une affaire de famille.

LINO:
Nettoyer l'secteur, je crache ma vision vue d'l'interieur,
J'pose une bombe, une spéciale pour ton postérieur.
Ma tronche en poster, style austère, et personne bronche,
On explose ta soirée, mes soces, moi et mon verre de punch.
Et si on mise c'est pour rectifier les erreurs commises,
Mon rap guide les lascars comme Moïse sur la terre promise.
La mouise, ca renforce les liens, et quand la musique sonne,
Partout les groupies font péter le standard sur nos Ericsson.
Du succès, on a les clés, mon clan maque les réseaux sur beat musclé,
Lyrics vif, à la Cassius Clay, à vif kiffe mon riff pète jusqu'en Haute-Volta,
Pose ton colt, bouge ton cul, et swingue comme Travolta.
J'en place une pour les miens, car la famille y'a que ca qui compte,
J'en fais mon affire, et à la surface ma clique remonte.

CALBO:
Que tous les lascars se bougent, que toutes les meufs remuent leurs fesses,
Que Dieu bénisse le mic quand Arsenik est dans la pièce,
Encaisse et danse, laisse tes rrr roule avec mon secteur,
Allume tes feux, craque l'allumette, fais feu sur le pera.
Affaire de mifa, te mouilles pas là-dedans, évite ca brille,
Pas la peine de te faire remarquer, gicle de là, mec te grille pas.
Te mêle pas de ca, laisse nous foutre le souk,
On va changer le pera, le disco, même en foutre au zouk.
Arsenik, Doc Gynéco, ca part en vrilles, brillent,
Les quilles tombent, on s'en bat, c'est une affaire de famille.

C'est une affaire, une affaire de famille.
C'est une affaire, une affaire de famille.

Arsenik Index

Une Saison Blanche Et Sèche


LINO:
J'débarque où le porc règne en monarque,
Laisse des marques, embarque,
Un maximum de haine pour les émules de Jeanne d'Arc.
Marque le coup, assène, remarque et coups déplacés,
Souffle sur la flamme lassé, par l'infâme, le passé.
Lino s'exclame, bien placé dans la mêlée,
Des flics trop zélés, des CRS qui défoncent des églises.
La mise à mort emmelés, dans les discours j'remets les pendules à l'heure.
Accours m'en mêler, et frappe du poing pour les sourds.
On va pendre haut et court tous ces félés,
Je suis l'usuel suspect qu'on désigne, celui qu'on assigne,
Ou qu'on saigne quand ils abusent de leurs insignes.
À la mauvaise enseigne, je suis logé,
Comme une balle logée dans mon crâne, ma rage a son apogée.
J'entend parler de hiérarchie dans les races, et de rejet,
Les traces d'une époque maudite refont surface.
Et les projets pour une France plus propre affluent.
Des taf y'en a plus, on a pointé le doigt sur tout ce qui est mat et crépu.
Je deviens nègre marron et tout mon talent je déploie,
Car A.N.P.E signifie Aucun Nègre Pour l'Emploi.
Le poids des mots, le choc des images, mon disque cause des dommages,
J'pose même des hommages, au pays du fromage.
J'viens et je préviens, tous des chiens, j'ai plus d'freins,
J'rappe pour les miens, fumez les tous, et Dieu reconnaîtra les siens.

Je pose mon viseur sur une cible anti nègres et rabzas,
Pour montrer aux aveugles et dire aux sourds, engrène la razzia,
Allume la mèche, et souffle sur la flamme qui monte en flèche,
Elle crame Paname pour une nouvelle saison blanche et sèche.

CALBO:
Le droit chemin ou la fraude, et quand le dilemme rôde
Dans mon esprit, c'est comme choisi entre la pierre et l'émeraude.
L'haut de la vie, l'ebène enfer, ébene de ma peau pousse un manque,
De veines apocalypses sur scène, Paris en pleine éclipse.
Haine des autres et peur du voisin, du flic et si t'en croise un,
Tout se complique, surtout si tu vis du bizness.
Quand pas un seul débouché se pointe à l'horizon,
La raison ils perdent en prison, ici la merde elle pousse sur les arbres,
Et à présent je pose mon viseur sur une cible anti nègres et rabzas.
Souffle sur la flamme et vatsa, faut pas que tu rates ça.
Regarde, ça bouge pas assez, ça se couche gars,
Tous tassés quand le porc vomit ses phrases bien placés.
Alors cherche pas à répondre à coup de procès bidons,
On va procéder autrement, cruement se farcir le jambon.
"La France aux francais" ça a le mérite d'être franc, c'est sûr,
Ca s'affiche sur les murs, et du sang sur les mains.
Et la censure sera pour moi, pour le texte explicite que j'viens d'écrire,
Ici on t'insulte avec un regard, on te baise avec un sourire.
C'est la merde, ils veulent que je rentre à la maison,
Ma bloquer en prison car blanche et sèche est la prison.
Ma rancoeur a des raisons que ton coeur ne soupconne même pas,
Je pose pour les nègres et les rabzas, impose la razzia,
Préviens avant les secousses, revient à la rescousse
Comme un coup d'surin, fumez les tous et Dieu reconnaîtra les siens.

Je pose mon viseur sur une cible anti nègres et rabzas,
Pour montrer aux aveugles et dire aux sourds, engrène la razzia,
Allume la mèche, et souffle sur la flamme qui monte en flèche,
Elle crame Paname pour une nouvelle saison blanche et sèche.

LINO et CALBO:
Une saison blanche et sèche, mèche allumée,
Lèche botte à Lucifer, empêche moi d'm'etouffer.
Je prèche pas, je nique les mots, je crèche au 6eme chaudron,
Cherche à brèches, écrase le goudron.
Et si je pèche, que Dieu me pardonne. Je laisse parler la poudre,
On vient en découdre avec les fidèles du grand dragon.
Les dissoudres dans un flow de mots acides,
Répondre aux homicides, et l'armaguedon approche.
Pour qui-conque crois que je dramatise,
Brise le silence, la flamme tricolore est le feu qui m'attise,
Emprise totale sur la capitale, comme une hécatombe,
La France est comme la rose qui perd ses pétales,
Et moi je perd les pédales, j'ai le rôle du foutu immigré.
Celui à qui on attribue des tares, même dans son pédigrée.
Les degrés montent, et je n'ai plus de regrets,
Dans ma bouche que des insultes envers leurs mères ils veulent me voir intégré.
J'pose encore une fois la sentence avant le refrain:
Fumez les tous, et Dieu reconnaîtra les siens...

Je pose mon viseur sur une cible anti nègres et rabzas,
Pour montrer aux aveugles et dire aux sourds, engrène la razzia,
Allume la mèche, et souffle sur la flamme qui monte en flèche,
Elle crame Paname pour une nouvelle saison blanche et sèche.

Arsenik Index

Ils M'appellent


(Tch tch)ouais,(tch tch)ouais
Ils m'apellent dealer de crack, braqueur de banques
Le black, l'arracheur de sac en manque
Le mac, le fiché à la Bac
Le sale maccaque qui veut des bleus à black
À chaque embrouille ou attaque
La trouille j'te flanque, Jack planque toi

Ils m'apellent bombe à clous sans faf
Le mec fou d'gaffe, ça baffe sec
La peau en deuil couleur obsèque
Le fou,le nec plus ultra dans l'viol, le vol
Ils m'apellent sida, homicide en série
Déchiré à l'alcool

Ils m'apellent colonie sujet à la cage à haut nid
Ils m'apellent rage tonitruante mauvais garçon comme tony
L'exclu d'la chapelle
Le numero des crews
Le scalpel sur ton cou
Le tout juste bon à garnir un trou

Ils m'apellent menace et danger,
Grillé comme la craie sur l'ardoise
Un fantasme pour bourgeoise
L'etranger qu'on toise de travers
Le sale type rangé
Dans l'genre ennemi public
Le cerbère et sa putain d'clique
Tueur de flics

Ils m'apellent racaille un bas en nylon sur la tête
Elles m'apellent marteau pilon la grosse bête
Mon filon le rap sec pour fout' le souk
Mec ils m'apellent félon nique les ploucs secs
Tu connais son prénom

On m'as dit Lino ta rime est brutale elle cogne dure
C'est vital pour mes rouyas en rogne
Un chouya sans vergogne je m'étale
Hold up mental vérité
On rencontre parfois son destin
Sur les chemins qu'on a pris pour l'éviter
On m'as dit Paris c'est terre promise
Terre d'accueil austère
Ma peau en deuil ici est damné comme le ministère
On m'as dit canalise ta haine et analyse avant d'accuser
J'analyse et vois qu'y'as des bronzés qu'on a brisé
On m'as dit oublie les pharaons car faut s'intégrer
Longue vie au caméléon j'suis aigri donc j'nique napoléon et mégret
Ici c'est gris l'été y pleut les gens aigris
De m'voir péter un plomb
Le diable est camouflé en bleu

On m'as dit oublie l'esclavage
Mais j'ai la haine comme Kassovitz
On demande pas aux juifs d'oublier Auschwitz
On m'as dit il te faut des diplomes
Alors j'suis allé à cole-l'é
Pour éviter d'finir dans l'cole-al comme les
Refrés collés au bitume
J'ai eu les diplomes mais toujours pas d'taffe
Alors j'me fous dans l'rap et tire des taffes sur les cones
Mes fafs sous controle
La zone est incontrolable
L'hexagone niqué la faune
Prie un foutu tué en metal jaune
Les roués se tirent dessus
Se plantent pour du tissu
Où t'as planqué l'issu
Quel solution pour tout ces gars issus des blocks
Et tout ceux qui suent en bloc se moquent
De l'issue du combat comme un choc
Un mauvais coup d'ton-ba à ton insu
Froc ras les couilles
Et une casquette visée sur mon crane
J'esquive la fouille et les C M sur le macadam
Souille paname un terrain miné
Gramme de coke en stock
Craque loques surinées
Uriner sur l'école
Beaux blocks ruinés
Et quand l'ghetto c'est comme au ciné
Badauds à la dérive
La devise de la france calcinée
Arabes dans la seine, groupe de rap en justice
Larcen, obstiné, mon secteur hisse un nouveau sacrifice
Ouais 6 6 6, 8.6 système de merde fiston
C'est la merde et tu le sais on est tous sur la liste
On joue en équilibre sur le fil du rasoir
C'est comme à la roulette
Mais y'as plus d'une foutue bastos dans le réservoir
Pour Marianne toutes les cités sont des fardeaux
Ouais ouais nous on bousille les hirondelles
J'emmerde Brigitte Bardot
La France aux bronzés
Mon rap est un constat arrogant dans mes textes
Mais c'est cette chienne de vie qui veut ça

Arsenik Index

Un Monde Parfait


CALBO:
J'aurais très bien pu te dire que je suis né avec ce talent,
Balancer d'innombrables raisons tordues, tchatche ou autres arguments.
Mais voilà, celui que tu voit là, doit la majeure partie de son succès
À l'excès de taf, à son concept: mec jamais vexé.
Compléxé par rien du tout, on s'est dit: on nique tout,
Calbo, lino en croisade, tu bouges ou t'es avec nous.
On était une trentaine au départ, 10 à l'arrivée,
Avisé par les autorités de ne jamais y arriver.
C'est comme ca qu'on forge un homme dans les quartiers chauds,
Ce qui est infaisable, devient faisable quand tu me tournes le dos.
Le chemin vers le succès, j'ai su qu'c'était quelque chose de possible,
Ce luxe n'était pas reservé, pour nous pas impossible.
Et vu qu'c'était un art où on se démerdait pas trop mal,
On est entré balancer queques balles.
Boxer les mots intoxiqués par mon flow, les soces du chaudron,
Calbo a fait ses premiers, gars, sur le goudron.
Je rappe mon vice puis glisse sur le macadam et tisse
Des intrigues sur mes cahiers, crée l'école du tournevis.
Vice en poche, hisse la banière,
Fauche à tout bout de champ, coche tout.
Approche de la majorité, mais je m'accroche,
Quand tout le monde reste yégri, quand tout le monde fuit aigri,
Quand toutes les técis sombrent dans l'ennui c'est là que je nuis.
Enfin un jour on crée l'Arsenik, inonde les ondes, débloque les blocs en briques.
J'oublierais jamais ceux qui m'ont aidé ou supporter,
Car on se retrouve souvent seul quand on arrive enfin au sommet.

La route est dure, elle est sinueuse, la route est pleine d'embuches,
Elle n'est pas sûre, elle est tortueuse, alors des fois je trébuche.
Mais vaille que vaille je vais de l'avant, Arsenik trace ta route lâche pas ton plan.

LINO:
J'te cause avec mon coeur et mes tripes, pose pour mes soces,
Ceux qui partagent et partageaient mes trips, les roses et les moins roses.
Un clip, dans ma tête ma prose glisse sur les ondes
À l'affiche ma gueule, et plus mes disques abondent, et plus j'connais de monde.
J'ai passé le clair de mon temps à flaire, à trainer dans la merde,
Freiné, dans un trou noir entrainé.
Une guerre avec moi-même me pousse à être un battant,
Fini d'être un assisté, le mec qui attend.
C'est clair, ce monde est à moi, ainsi que tout ce qui s'y trouve,
Je lève la tête, prouve aux sceptiques que je peux faire du fric avec mon groove.
Trouver l'issue, la sortie, le bout du tunnel,
j'voulais voler, mais difficile de planer avec une aile.
La vie ca tient à rien et je l'ai appris à mes dépends,
Le bien plus difficile à faire que le mal dans ce nid de serpents.
Retiens mes lyrics, mes mots plus forts qu'un coup de gun,
Jeune couteau mal aiguisé, revenu avisé mec. Le fun,
La paix l'unité manque, le respect s'perd,
Blasés, beaucoup sont morts au combat et le reste espèrent.
Espèrent un monde meilleur, noyés sous les soucis,
J'ai appris que la science dans la rue c'est de savoir prendre les raccourcis.
Et j'goume sur ce boum boum, tchak, zoom sur les zups et les zacs,
Mon rap est comme un dum dum, claque chaque boom, chaque soirée
Un effet boomerang, mon gang est paré, au bing bang le show est carré.

La route est dure, elle est sinueuse, la route est pleine d'embuches,
Elle n'est pas sûre, elle est tortueuse, alors des fois je trébuche.
Mais vaille que vaille je vais de l'avant, Arsenik trace ta route lâche pas ton plan.

JANIK:
Les temps sont durs ne me demande pas de quoi demain sera fait,
La vie n'est pas un conte de fées, ca je le sais,
Dédicace à ceux qui disent lire l'avenir dans les boules de cristal,
Dans les mares de café, Dieu seul sait, car le monde entier c'est lui qui l'a fait.
Dedans l'homme et la femme, en dernier il a placé,
Mais l'homme c'est l'homme, il n'en a jamais assez.
Personne du créateur ne peut se passer.

La route est dure, elle est sinueuse, la route est pleine d'embuches,
Elle n'est pas sûre, elle est tortueuse, alors des fois je trébuche.
Mais vaille que vaille je vais de l'avant, Arsenik trace ta route lâche pas ton plan.

JANIK:
Dis leur seulement, Calbo et Lino,
Dites ce qu'il faut,
La route est dure, la route est pleines d'embûches,
La route est dure, elle est sinueuse gars.
La route est dure, elle est sinueuse,
Elle n'est pas sure, elle est tortueuse,
Mais vaille que vaille, je vais de l'avant, Arsenik.

La route est dure, elle est sinueuse, la route est pleine d'embuches,
Elle n'est pas sûre, elle est tortueuse, alors des fois je trébuche.
Mais vaille que vaille je vais de l'avant, Arsenik trace ta route lâche pas ton plan.

Arsenik Index

La Rue T'observe


CALBO:
La rue t'observe, elle t'a à l'oeil, la merde en poche,
La haine accroché à mon froc, je m'en suis allé à coups de pioche.
Sur la yeufeu, Calbo partit s'installer au summum,
La où ceux qui marchent debout perdent la tête en quête de flouze,
Fêtes, arnaques sur la compète, emplettes,
Enquêter sur tout c'qui rapporte, fonceder des portes,
Apporter du changement, putain, il faut que je téléporte.
Mais salopard de tout, partout on va s'infiltrer,
Filtrer les entrées, on s'en bat, nous péter les vitrés,
Et ploger dans le luxe, baigner dans le pèze,
J'entends déjà les cravates se dire:" celui là on l'baise."
Ouais, je sais que ca va partir en boule, j'me connais,
La rue m'observe, elle me dit:" hé gars, pas déconner!"
Je sais d'où je viens, je sais de qui je tiens,
Pourquoi je viens foutre la demer dans tes patelins.
Pas d'la demi-mesure, mes negros ont les crocs,
Évite de voir en moi, un soce te dire: "ce mec là, je le néco".
J'ai pas le droit à l'erreur, la rue me voit,
Je ne peux pas me cacher dans l'ignorance,
L'oubli, j'ai pas le droit, pas le choix, le bitume me colle à la peau,
Je le défendrais jusqu'à la mort, comme l'homme de Fort Alamo.
Il ma à l'oeil le salaud, toute ma vie il conserve,
Je ne peux pas partir en test, bordel où que j'aille, la rue m'observe.

LINO:
J'ai pas attendu les années pour grandir,
Brandir mon poing et dire aux profs d'aller s'faire... ça va sans dire.
Bondir sur les occases dans tous les sales coups,
L'état en a ral le cul et moi je kiffe mon rôle de sale con.
Rien à perdre, tout à y gagner,
J'ai tellement dormi sur le gravier que je peux pas aller plus bas.
J'suis taillé pour le combat, j'dois satisfaire toutes mes envies,
Tu sais l'amour ca tue, la haine ca maintient en vie.
On nous a pas laissé l'choix, alors on gruge,
Tant pis si on échoue le monde est ainsi fait, c'est ce que j'ai dit au juge.
On s'y fait à la longue, et si la chance nous boude, faut jouer du coude,
Foncer pour pas crever dans un fast-food.
C'est vrai j'suis mal vu, alors j'porte la cagoule,
Au guichet j'voulais changer le monde, mais c'est lui qui m'a changé.
Aguiché, regarde où tout ce bordel me pousse,
J'ai fini à poil, un flash sur la gueule, de l'encre sur mes pouces.
Des paquets d'années à l'ombre, ca fait réfléchir,
Il m'a fallut 3 piges dans c'trou pour voir mes genoux fléchir.
Maintenant quand j'morfle, c'est au grand barbu que je m'adresse,
Qu'il me pardonne toutes mes maladresses; tous à la même adresse,
Quand on revient d'là bas, j'ai fait mon temps ici,
J'sais même plus pourquoi on s'bat.
J'veux passer à autre chose, j'en ai marre de cavaler,
Avaler les pissenlits par la racine, et me laisser aller.
La zone assassine, et j'suis plus zen qu'avant, j'perd mes réflexes,
Oublie les règles, ne jamais tourner l'dos au vent et à ses soces.
Toujours rester à l'affût pour esquiver la fosse,
Les coups d'sifus, y'a trop d'raffût dans mon crâne, c'est confus, j'traîne mon spleen,
Tandis que dehors ces jeunes mecs niquent tous la discipline.
Putain, j'veux me poser, mais y'a pas moyen,
J'suis trop exposé à l'asphalte, la faim qui justifie les moyens.
Mon passé m'colle aux miches, les mioches veulent tester la légende,
La rue m'observe et j'me demande, ce sera eux ou moi?
C'est l'éternel cercle, l'éternel cycle,
Ils ont fait exploser le couvercle.
Chasse le naturel, il revient au galop,
J'ai perdu mes galons, mais je charge le rookie mégalo.
La lame au poing, les larmes aux yeux, le drame...
La rue m'observe, j'ai pris la perpèt' sur son macadam.

Arsenik Index